Disques et coffrets de musique classique à offrir

Christophe Huss Collaboration spéciale
Plusieurs oeuvres majeures arriveront en magasin entre la fin de novembre et la mi-décembre.
Photo: iStock Plusieurs oeuvres majeures arriveront en magasin entre la fin de novembre et la mi-décembre.

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture en cadeau

Étrange année 2019, qui nous vaut une situation jamais vue de mémoire de discophile, avec des produits majeurs arrivant entre la fin de novembre et la mi-décembre.

Il y aura ainsi une bataille sur le fil entre trois intégrales de l’œuvre de Beethoven, compositeur fêté en 2020. Ces boîtes paraissent chez Universal, Warner et Naxos, une rivalité que nous ne pouvons encore trancher ici faute d’avoir tous les produits en main.

De même pour les admirateurs de grands interprètes, l’objet le plus attendu de l’année sera le coffret Bruno Walter de Sony. Il paraît en cette fin de novembre.

L’aubaine économique de l’année

Les interprètes parmi les plus originaux et fascinants de l’univers baroque fêtent leurs 20 ans. Leur éditeur réunit 20 CD en un coffret que l’on paie à peine plus cher que trois de leurs disques isolés. Et tout est fascinant, révélateur ou référentiel. C’est, sans hésitation aucune, l’affaire de l’année.

Le poème harmonique
Vincent Dumestre, Alpha 20 cd 

 

 

Un coffret compositeur

Avec un livret admirable en français de David Cairns, Warner a publié un hommage discographique digne de l’année des 150 ans de la mort de Berlioz. L’intégrale est construite avec le même soin que celle consacrée jadis à Claude Debussy. Ce coffret contient notamment le fameux enregistrement des Troyens avec Marie-Nicole Lemieux sous la direction de John Nelson, notre CD de l’année 2017, et quelques premières mondiales, dont une version orchestrale du Temple universel par François Xavier Roth et plus de 30 minutes de fragments de l’opéra La nonne sanglante.

Berlioz
The Complete Works, Warner, 27 cd 

Trois coffrets interprètes

En complément du coffret RCA rassemblé il y a quelques années, voici réunis pour la première fois les enregistrements Decca, Philips et Westminster (9e Symphonie de Beethoven, Roméo et Juliette de Berlioz) du grand chef français, ce qui permet de constituer une intégrale Beethoven souvent révélatrice (la limpidité de la Pastorale avec le Philharmonique de Vienne !) et de disposer, outre les traditionnels enregistrements de musique française et russe, de petits bijoux dans le répertoire germanique (extraits de Rosamunde de Schubert à Vienne, Symphonie héroïque à Amsterdam). L’art de la transparence musicale de ce chef est un bonheur.
Pierre Monteux
Complete Decca Recordings, Decca, 24 CD

Le pianiste russe vivant en Allemagne Evgeni Koroliov ne fait pas de vagues, mais il est une autorité morale dans la rigueur musicale. Son étiquette, Haenssler, a la bonne idée de rassembler ses 2 CD de Sonates de Mozart, ses 2 CD de sonates de Haydn son disque Händel et 5 CD Bach, dont les Variations Goldberg et les Inventions.

Evgeni Koroliov joue Bach, Haydn, Mozart et Händel
Haenssler, 9 CD 

Pour les amateurs de très gros objets et admirateurs de Zubin Mehta, qui commença sa carrière à Montréal, voici la somme de ses enregistrements RCA et Sony. Seul le premier CD (Respighi et Strauss à Los Angeles) est une rareté. La majorité de ces documents reflète surtout la pléthore de gravures (deux intégrales Brahms) de la période de production à tous crins du numérique. On cherchera plutôt le Zubin Mehta « de légende » dans les enregistrements Decca des années 1970. Ces interprétations parfois luxuriantes mais embourgeoisées s’adressent plutôt aux fans invétérés. Il y en a ici…

Zubin Mehta
The Complete Columbia Album Collection, 94 CD et 3 DVD Sony 

Musique pour tous

 

 

Vous avez un parent mélomane, un adolescent que vous voulez sensibiliser au classique ? De l’absolu néophyte au spécialiste le plus aguerri, ces deux disques, l’un vocal, l’autre de piano, offrent tout ce dont on rêve : une musique facile d’accès dans des interprétations si abouties qu’elles fascineront tous les publics.

Benjamin Bernheim
Récital, Deutsche Grammophon

Encores
Nelson Freire (piano), Decca

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