Une protection de 30 jours pour la maison Jobin-Bédard

La maison Jobin-Bédard, située dans l’arrondissement de Charlesbourg à Québec, figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.
Photo: Société d'histoire de Charlesbourg La maison Jobin-Bédard, située dans l’arrondissement de Charlesbourg à Québec, figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Le gouvernement du Québec a octroyé vendredi après-midi une protection de 30 jours à la maison Jobin-Bédard, dans l’arrondissement de Charlesbourg à Québec.

« Au cours de cette période, des analyses seront effectuées par des experts en patrimoine afin de déterminer la valeur patrimoniale du bâtiment et ainsi me permettre de disposer de tous les éléments nécessaires afin de prendre une décision réfléchie et éclairée dans ce dossier », a indiqué la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, par voie de communiqué.

Ces derniers jours, la Société d’histoire de Charlesbourg avait dénoncé le permis de démolition accordé par la Ville de Québec au propriétaire de la résidence située au 1216, rue du Maine.

L’édifice de pierre, probablement construit entre 1770 et 1826, est représentatif de la maison de transition franco-québécoise. Jusqu’à récemment, il servait de résidence privée.

Bien qu’elle ne soit pas officiellement classée et qu’elle ne bénéficie pas de protection, la maison Jobin-Bédard figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

L’été dernier, la Ville de Québec estimait que la maison était dans un état de délabrement trop avancé pour être sauvée. Cette semaine, elle autorisait son nouveau propriétaire à la mettre à terre et à construire sur le terrain trois maisons jumelées.

La décision avait désolé le président de la Société d’histoire de Charlesbourg, Marc-André Bluteau. « [L’historienne] Eileen Reid est demeurée dans la maison jusqu’en décembre dernier. Ça m’étonnerait qu’elle ait vécu dans un immeuble insalubre : elle prenait soin du patrimoine », a-t-il déclaré à Radio-Canada.

La Loi sur le patrimoine culturel donne la possibilité au ministre de la Culture de protéger temporairement des biens qui ne disposent pas de statut patrimonial, mais qui peuvent néanmoins représenter une grande valeur.