5 aliments verts à mettre dans votre assiette

Gabrielle Tremblay-Baillargeon Collaboration spéciale
La production de la camerise est en plein essor au Québec.
Photo: Adobe Stock La production de la camerise est en plein essor au Québec.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Voici cinq aliments locaux à intégrer à votre alimentation pour réduire votre empreinte écologique, une bouchée à la fois.

Champignons

Difficile de résister au goût umami des champignons. « C’est un aliment qui ne produit presque aucun gaz à effet de serre », précise Judith Noël-Gagnon, directrice chez Mycoboutique, une entreprise spécialisée dans tout ce qui touche aux champignons, ayant pignon sur rue à Montréal. En outre, selon elle, les réseaux de cueilleurs s’assurent de la protection des milieux forestiers puisque « sans forêt, il n’y a pas de champignons ». On les achète frais, séchés ou même congelés pour remplacer totalement ou en partie la viande rouge dans nos recettes préférées : sauce à spaghetti, burgers…

Caméline

Les vertus de l’huile d’olive ne sont plus à prouver. Or, au Québec, nous avons la caméline, plante de la famille des crucifères, qui produit elle aussi une huile polyvalente au goût légèrement herbacé. De plus en plus de cultivateurs s’affairent à distribuer des bouteilles de cette excellente source de gras qui contient plus d’oméga-3 que sa rivale européenne, indique Marjolaine Mercier, nutritionniste-diététiste. L’huile s’utilise comme base de cuisson, dans des vinaigrettes ou en marinade, par exemple.
 

Chanvre

Proche cousin du cannabis et du houblon, le chanvre est un champion de la nutrition : riche en protéines, en fibres, en oméga-3 et en oméga-6, il procure un effet rassasiant. On peut saupoudrer ses graines sur des salades ou du gruau. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, les plants ne nécessitent aucun engrais ou pesticide, assurant la certification bio du produit presque partout au pays. De surcroît, en raison de son court cycle de pousse, le chanvre offre un excellent rendement aux producteurs québécois.
 

Baies indigène

L’été, on s’empresse de savourer les « bleuets du Lac ». Pourtant, certains cultivateurs se détournent de ce fleuron de la région au profit d’autres baies acidulées, comme la camerise, l’aronia, l’amélanchier et l’argousier. La plupart se cuisinent comme les petits fruits que l’on connaît : en confitures, en smoothies, en muffins, ou se mangent tels quels en collation… « En se détournant d’une monoculture intensive, on réduit les risques de développement de maladies ou de ravages d’insectes », explique Pier-Olivier Lavoie-Gobeil, qui cultive ces baies sur sa terre du Lac-Saint-Jean. « Les arbustes vivaces ne nécessitent pas de tourner les sols, ce qui améliore leur santé et permet d’emmagasiner une plus grande quantité de CO2 », ajoute-t-il.
 

Algues

Les algues sont une excellente source d’iode, nutriment que l’on retrouve principalement dans les produits laitiers. On les déguste en soupe, en croustilles ou encore en salade afin de profiter de leurs parfums salins. Et pour les découvrir, on se tourne vers les berges du fleuve. « En Gaspésie, il y a vraiment de belles et savoureuses algues qui sont de plus en plus distribuées en épicerie », précise la nutritionniste Marjolaine Mercier.