Protection de la jeunesse: les familles d’origine haïtienne victimes de profilage?

La commission présidée par Régine Laurent en est mercredi à son deuxième jour d’audiences à Montréal.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La commission présidée par Régine Laurent en est mercredi à son deuxième jour d’audiences à Montréal.

Devant la commission sur la protection de la jeunesse dirigée par Régine Laurent, mercredi, la Maison d’Haïti a évoqué le profilage et la discrimination dont seraient victimes les familles d’origine haïtiennes dans le système de protection de la jeunesse.

La directrice générale de la Maison d’Haïti, Marjorie Villefranche, a relaté que les jeunes Haïtiens étaient surreprésentés dans le système de protection de la jeunesse, souvent pour des raisons reliées aux conditions de vie, comme la pauvreté, l’absence de jouets, trop d’enfants par chambre ou pas suffisamment de nourriture dans le réfrigérateur.

Elle a déploré le fait que la situation est trop rapidement judiciarisée, que des interactions entre parents et enfants sont mal interprétées, qu’il y a des incompréhensions qui mènent à donner moins de chances aux parents haïtiens.

Elle a cité des statistiques selon lesquelles les Haïtiens sont plus susceptibles d’être l’objet de signalements et plus susceptibles d’être retirés d’urgence de leur milieu familial.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, présidée par Régine Laurent, en est mercredi à son deuxième jour d’audiences à Montréal.