Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Blanchet dans le viseur pour la fin

    Blanchet dans le viseur pour la fin

    Pour cette dernière journée de campagne, Yves-François Blanchet s’est trouvé dans le viseur de ses adversaires libéral et conservateur. Andrew Scheer a déclaré que le Québec n’a « pas besoin du prochain chef du PQ à Ottawa », tandis que Justin Trudeau accusait le Bloc de faire passer la souveraineté avant tout, y compris la lutte contre les changements climatiques.

    Le principal intéressé n’est pas resté muet dans cette histoire. Pour lui, ses collègues s’y prennent tard pour brandir la souveraineté comme épouvantail. Il a également rappelé que la souveraineté n’était pas un enjeu de cette campagne.

    D’ailleurs, le chef du Bloc québécois est ravi du bilan de campagne de son parti, et il l’a exprimé samedi soir à Saint-Jean-sur-Richelieu dans un discours aux forts accents souverainistes. Il y disait notamment que le programme de son parti « affirme que la nation devra à nouveau considérer se donner tous les attributs de la souveraineté ».

    S’il y en a un autre qui est satisfait de ses 40 jours de campagne, c’est bien Jagmeet Singh. Il dit avoir atteint son objectif en « donnant une voix » aux gens, ainsi qu’avoir réussi à parler aux jeunes électeurs. Et, contrairement à ce qu’en disent les sondages, le chef néodémocrate croit fermement que son parti profitera du même élan au Québec que dans le reste du pays.  

    Ce dimanche, les verts ont promis que, s’ils se retrouvaient au pouvoir, ces élections fédérales seraient les dernières avec un système uninominal à un tour. Ils ont également répété leur engagement d’abaisser l’âge légal pour voter à 16 ans.

    Et pour clore la première campagne électorale du Parti populaire, Maxime Bernier s’est plaint d’une « atteinte à l’intégrité de notre processus démocratique ». Vendredi, le Globe and Mail avait révélé qu’une compagnie de consultants en communication, qui a pour client le Parti conservateur, a élaboré un plan pour dépeindre les membres de son parti comme des racistes. Pour le député sortant de Beauce, cette « campagne de salissage » envers lui et son parti aurait été organisée par le parti d’Andrew Scheer, qui a refusé de confirmer si sa formation était derrière cette manoeuvre ou non.  

    Comme l’heure du choix approche, nous vous proposons le meilleur de nos analyses de la fin de semaine pour mieux éclairer vos lanternes.

  • Un Brexit reporté… ou pas ?

    Un Brexit reporté… ou pas ?

    Boris Johnson a subi samedi un échec cuisant au Parlement britannique. Le premier ministre espérait voir les élus britanniques entériner son accord de Brexit annoncé deux jours plus tôt à Bruxelles. Ceux-ci ont plutôt décidé de repousser leur décision, forçant M. Johnson a demandé aux Européens un report du Brexit. Le chef conservateur s’est aussitôt dit contre l’idée d’un report et déterminé à boucler un Brexit pour le 31 octobre. Dimanche, Bruxelles a reçu de Londres trois lettres qui disent tout et son contraire : l’une, non signée, demande un report de trois mois ; une deuxième, signée par M. Johnson, affirme qu’aucun délai n’est souhaité ; la dernière, de l’ambassadeur britannique à l’UE, démêle le noeud en affirmant que le délai n’a été demandé que pour se conformer à la loi.

  • Explosion sociale au Chili

    Explosion sociale au Chili

    Le Chili est secoué. Le pays d’Amérique du Sud a été le théâtre d’émeutes toute la fin de semaine. Les heurts entre protestataires et policiers, qui ont commencé vendredi, ont fait sept morts. Le président chilien Sebastian Pinera avait décrété vendredi soir l’état d’urgence pour 15 jours à Santiago. Dimanche, le centre de la capitale, Santiago du Chili, avait des airs de zone de guerre : feux au sol, carcasses de voitures et d’autobus brûlées, rues jonchées de pierres et de bâtons, vitrines éclatées et commerces pillés. Selon les autorités, 1462 personnes ont été arrêtées. La raison de ce soulèvement ? Une hausse de 800 à 830 pesos (environ 1,50 $ canadien de plus) du prix des billets de métro à Santiago. Devant la violence de la réponse, le président Pinera a fait marche arrière samedi soir et a suspendu la hausse.

  • Week-end de trêve en Syrie

    Week-end de trêve en Syrie

    À la suite d’un accord de trêve négocié par Washington et annoncé jeudi dernier, les combattants kurdes ont profité dimanche d’une suspension de l’offensive turque en Syrie pour se retirer de la ville syrienne de Ras al-Aïn. Ce retrait devrait leur permettre d’accélérer leur départ de la « zone de sécurité » de 32 km que la Turquie souhaite créer à sa frontière. Selon les journalistes sur place, un convoi de plus de 50 véhicules a quitté Ras al-Aïn avec à son bord des blessés, des dépouilles et des combattants des Forces démocratiques syriennes, dominées par la milice kurde des Unités de protection du peuple. La Turquie a confirmé le retrait total des forces kurdes de la ville.

  • Shapovalov décroche un premier titre de l’ATP

    Shapovalov décroche un premier titre de l’ATP

    Denis Shapovalov a remporté dimanche son premier tournoi dans le circuit de l’ATP. Le Canadien a brisé la glace grâce à une victoire en deux manches de 6-4 contre le Serbe Filip Krajinović en finale de l’Omnium de tennis de Stockholm. Il est aussi le premier Canadien vainqueur d’un tournoi officiel de ce circuit depuis Milos Raonic à Brisbane, en 2016.