Une grève de quatre jours à la SEPAQ débutera vendredi

L’accès aux parcs nationaux et à leurs hébergements sera préservé durant la grève, a assuré la direction. 
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’accès aux parcs nationaux et à leurs hébergements sera préservé durant la grève, a assuré la direction. 

La grève à la SEPAQ touchera 22 des 23 parcs nationaux pendant quatre jours, à l’occasion de la fête de l’Action de grâce.

La grève concernera quelque 1200 travailleurs, membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dans 22 des 23 parcs nationaux.

Cette grève à la Société des établissements de plein air du Québec débutera vendredi à 6 h 30 et prendra fin lundi soir à 23 h 59.

Les parcs de la SEPAQ qui sont touchés sont le Parc national d’Aiguebelle, le Parc national du Bic, le Parc national de la Gaspésie, le Parc national Frontenac, celui des Grands-Jardins, celui de l’Île-Bonaventure et du Rocher-Percé, celui des îles-de-Boucherville, celui de la Jacques-Cartier, le Parc national Miguasha, celui du Mont-Mégantic, celui du Mont-Tremblant, celui des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, celui de Plaisance, celui du Lac-Témiscouata, le parc national d’Opémican, celui du Mont-Orford, du Mont-Saint-Bruno, des Monts-Vallin, d’Oka, de la Pointe-Taillon, du Saguenay et de la Yamaska.

Le Parc national d’Anticosti ne sera pas touché par la grève, parce que ses employés sont inclus dans l’accréditation syndicale de la réserve faunique. Donc, ses employés seront au travail durant la grève qui se tiendra dans les 22 autres parcs nationaux, ont précisé les deux parties jeudi.

La direction de la SEPAQ a fait savoir que l’accès aux parcs nationaux et à leurs hébergements sera préservé durant la grève. « Les hébergements et les sentiers de randonnée resteront ouverts et accessibles afin de permettre à la population de profiter de la flambée des couleurs et des charmes exceptionnels de l’automne québécois », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

Les activités seront maintenues mais « à effectif réduit », ce qui aura des répercussions sur certains services tels que la restauration, la location d’équipement et les activités guidées, a-t-elle précisé. Les modifications aux services offerts sont identifiées sur le site web de la SEPAQ.

Une précédente grève, d’une durée de cinq jours, avec plutôt touché les réserves fauniques de la SEPAQ, durant la période de la chasse, vers le 21 septembre.

Cette nouvelle grève a été décidée parce que le syndicat a estimé qu’il n’y avait pas eu d’avancée suffisante à la table de négociation.

La direction se dit toujours « engagée envers la recherche d’un règlement avec ses employés » et rappelle qu’un conciliateur a déjà été saisi du dossier.

La question de la rémunération est le principal point en litige.

Une entente de principe quant au renouvellement de la convention collective avait été conclue entre les parties juste avant le début des vacances de la construction, en juillet. Mais les syndiqués l’avaient par la suite rejetée dans une proportion de 60 %. Les discussions avaient ensuite repris avec l’employeur.