L’eau des écoles sera finalement analysée, décrète le ministre Roberge

L’eau de 15 des 436 établissements scolaires testés (3%) entre 2013 et 2016 par l’INSPQ contenait une quantité trop importante de plomb.
Photo: iStock L’eau de 15 des 436 établissements scolaires testés (3%) entre 2013 et 2016 par l’INSPQ contenait une quantité trop importante de plomb.

Près de trois mois après la publication d’un rapport accablant sur la quantité de plomb trouvée dans l’eau des écoles, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a demandé que la qualité de l’eau de chaque fontaine soit analysée.

« Si on voit qu’il y a des dépassements des normes, on va demander à ce que soient condamnées ces sources d’approvisionnement et on va donner de l’eau qui est saine aux élèves », a assuré M. Roberge mardi après la publication d’un deuxième reportage sur le même sujet.

Le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, reproche au gouvernement caquiste d’être resté les bras croisés. « Le ministre devait réagir dès le mois de juillet sur cette question-là. Pourquoi faut-il encore une fois attendre plusieurs mois, quand ça fait encore une fois la manchette, pour qu’on puisse réagir sur cette question-là ? » a-t-il demandé lors d’une mêlée de presse mardi.

Le Devoir révélait le 11 juillet dernier que, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le niveau de plomb dans l’eau de certains établissements scolaires serait assez important pour avoir des effets sur le quotient intellectuel (QI) des enfants.

L’eau de 15 des 436 établissements testés (3 %) entre 2013 et 2016 par l’INSPQ contenait une quantité trop importante de plomb. Des échantillons renfermaient l’équivalent de 350 microgrammes par litre, alors que la norme actuelle est de 10 microgrammes par litre.

À la suite de ces informations, le premier ministre, François Legault, avait chargé ses ministres de la Santé, Danielle McCann, et de l’Éducation, Jean-François Roberge, de surveiller « de très près la situation dans les écoles concernées ». « Au cours des prochains jours, on va être capables de déterminer s’il y a un risque pour les enfants. Évidemment, c’est zéro tolérance », avait-il déclaré, en marge du Conseil de la fédération à Saskatoon. « C’est une situation préoccupante. »

En matinée mardi, La Presse indiquait à son tour que l’eau des fontaines auxquelles s’abreuvent quotidiennement des enfants renferme une quantité trop importante de plomb, confirmant les constats de l’INSPQ.