L’insulte au bout des doigts

Plusieurs messages visaient directement Greta Thunberg, la jeune égérie du climat qui menait la marche vendredi à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Plusieurs messages visaient directement Greta Thunberg, la jeune égérie du climat qui menait la marche vendredi à Montréal.

La grande marche pour le climat ne s’était pas encore mise en branle, vendredi, que déjà les commentaires malveillants déferlaient sur les réseaux sociaux. « Moutons », « secte verte », « gang d’imbéciles », « apôtres lobotomisés », « enverdeurs » : les insultes, tapées à la vitesse de l’éclair, gonflaient à mesure que la foule, rassemblée aux quatre coins du Québec, prenait de l’ampleur.

Selon Paul Pulé, chercheur à l’Université de technologie Chalmers, en Suède, qui a créé le premier centre d’études sur le négationnisme du climat au monde, ces messages qu’il qualifie de « vitrioliques » encouragent ni plus ni moins les gens « à arrêter de penser ». « Quand vous bâtissez votre pensée à partir de vos sentiments, c’est très facile de blâmer, de critiquer, d’attaquer […]. »

Plusieurs messages visaient directement Greta Thunberg, la jeune égérie du climat qui menait la marche vendredi à Montréal. Les internautes ne faisaient pas dans la dentelle pour vilipender celle qui exige des gouvernements un engagement inconditionnel pour répondre à l’urgence climatique.

À mesure que le mouvement de grèves pour le climat prend de l’ampleur, les attaques envers l’adolescente de 16 ans se multiplient. Plusieurs figures publiques s’en sont directement prises à l’adolescente ces dernières semaines, qu’il s’agisse de Maxime Bernier, de Nicolas Sarkozy ou de Donald Trump.

Une menace

Pour Paul Pulé, ce phénomène s’explique avant tout par la peur. « Quand les gens ont peur et ne prennent pas leurs responsabilités pour affronter leurs peurs, ils blâment quelqu’un d’autre. »

Selon le chercheur, les internautes qui propagent des messages hostiles ont en commun « une habitude de rassembler des gens autour d’enjeux face auxquels ils se sentent menacés : les immigrants, les homosexuels, les féministes, les scientifiques, etc. ».

Masculinité

« Je pense que nous faisons face à un problème de masculinité », expose-t-il, arguant qu’un lien existe entre misogynie et climatoscepticisme. Selon le chercheur, les climatosceptiques sont souvent des « hommes occidentaux nantis à la tête d’entreprises industrielles, qui craignent la chute de ces systèmes, car ils en sont les principaux bénéficiaires ».

La rancoeur de certains internautes serait aussi peut-être animée par un conflit générationnel et par le fossé existant entre certains modes de vie. Ainsi, certains internautes ont écrit les phrases suivantes: « J’allais à l’école quand j’étais jeune », « la colère des jeunes endoctrinés par la rapace bien pensante gauchiste », « allez donc travailler comme tout le monde ».

41 commentaires
  • Jean Lapointe - Abonné 28 septembre 2019 07 h 40

    Sommes-nous témoins de la naissance d'une nouvelle religion?

    «Pour Paul Pulé, ce phénomène s’explique avant tout par la peur. « Quand les gens ont peur et ne prennent pas leurs responsabilités pour affronter leurs peurs, ils blâment quelqu’un d’autre. »

    Ce qu'il dit là pourrait aussi s'appliquer aux manifestants. Est-ce que ce n'est pas beaucoup la peur qui les font agir?

    Monsieur Pulé a réponse à tout. Comment peut-il être certain qu' il a raison? Sommes-nous témoins de la naisance d'une nouvelle religion?

    Les protestataires ne pourraient-ils pas avoir aussi un peu raison? Je ne suis pas rassuré.

    • Édith Brunette - Abonnée 28 septembre 2019 12 h 55

      Cher Monsieur Lapointe,
      Il est certain que plusieurs éprouvent de la peur et de l'anxiété à force de lire des rapports et articles scientifiques; de suivre l'actualité et de s'informer sur ces questions. Donc au lieu de se replier sur soi et de s'abandonner au ressentiment et à la crispation identitaire, l'une des manières d'échapper à ce sentiment d'impuissance individuelle, consiste à penser et agir collectivement. On est bien loin de la religion...

    • Marc Therrien - Abonné 28 septembre 2019 16 h 09

      Si l'écologie est une nouvelle religion et que Gaïa en est la divinité, il se peut alors qu'on assiste simplement à une variation sur le même thème de de cette sempiternelle lutte dialectique entre la bonne et la mauvaise conscience. De moins en moins de gens épris de liberté tolèrent de moins en moins bien le bourreau intérieur de la mauvaise conscience.

      Marc Therrien

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 28 septembre 2019 20 h 22

      Non Madame Brunet,

      IIs ne lisent pas les rapports ou des articles... S'ils lisaient les rapports, ils ne capoteraient pas et se demanderaient même si exiger dans l'urgence des changements n'est pas un plan pour provoquer des catastrophes et de nouveaux problèmes. À titre d'exemple, un article inclut dans le récent rapport du GIEC dans les océan du GIEC vient d'être révoqué de la revue Nature.
      Voici l'analyse de l'article, lequel insinuait d'ailleurs que l'on pouvait encore moins diffuser de CO2 qu'on le croyait...
      https://judithcurry.com/2018/11/06/a-major-problem-with-the-resplandy-et-al-ocean-heat-uptake-paper/

      Voici la nouvelle comme quoi l'article est révoqué
      https://judithcurry.com/2019/09/25/resplandy-et-al-part-5-final-outcome/#more-25271

      Le Devoir va-t-il vous en parler? Non. Va-t-il vous dire que le GIEC a un problème puisque ça fait 10 mois qu'il est averti? Non. Le Devoir va-t-il vous parler des problèmes des biais du GIEC et vous dire comment ils surviennent? Non.

      Êtes-vous conscience que des lecteurs comme moi, certainement à l'affut des nouvelles sur le climat, nous nous faisons traiter de négationistes, par des gens qui ne sont même pas capable d'estimer la proportion du CO2 dans l'atmosphère?

      Alors oui, on voit que la campagne de PR, voire de propagande utilise maintenant une enfant, qui a en plus des problèmes évidents, pour se protéger des critiques.

      Évidemment que les gens se sentent manipulés, d'autant plus que cette stratégie divisive travaille par la culpabilisation, et qu'ils constatent que la société est de plus en plus polarisée, avec les élites et les médias qui matraquent leur message.

      Alors, oui, on se révolte. Parce qu'on a à coeur l'environnement et que justement on croit que toute cette stratégie sur le CO2 est une manière de ne pas s'occuper d'environnement.

      Mais il n'y a pas de débat, il est interdit. Pourtant lisez les articles que je joins, vous verrez bien que c'est plus complexe.

    • Jean Thibaudeau - Abonné 29 septembre 2019 02 h 28

      M. Gill.

      "IIs ne lisent pas les rapports ou des articles... "?
      On sait, via l'ex-président Obama, que la communauté scientifique est d'accord à 97% sur la gravité et l'extrême urgence des problèmes causés par le réchauffement climatique, et ce, depuis des décennies.

      Vous semblez vous abreuver goulûment de ce que les 3% de dissidents publient. Et vous en tirez, comme tous ceux qui tombent dans les délices du complotisme, des conclusions quant à une vaste conspiration mondiale pour cacher la vérité aux gens. "Il n'y a pas de débat, il est interdit."

      Nos politiciens font tout pour minimiser la situation et pour nous convaincre qu'ils agissent avec ferveur (on n'a qu'à écouter les Trudeau, Scheer et Legault actuellement). Pourtant, lundi, le Secrétaire général des Nations-Unies (pas Greta!) vient de semoncer tout ce beau monde et de leur lancer le message qu'il était temps qu'ils commencent à être sérieux. Mais sans doute fait-il partie de la conspiration, lui aussi?

    • Dominique Boucher - Abonné 29 septembre 2019 06 h 54

      À Monsieur Gill :

      Le papier de Resplandy et al. est paru dans Nature. Où avez-vous lu quʼil était «inclut dans le récent rapport du GIEC»?

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Martin Brideau - Abonné 29 septembre 2019 14 h 21

      Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle religion. Les rapports portant sur les changements climatiques sont loins d'être des textes religieux... En fait, les activistes aimeraient plutôt qu'ils soient faux, que toutes ces données soient fausses; que cette accélération du réchauffement actuel ne soit pas anthropique; que les océans ne s'acidifient pas... Enfin, l'écologie, de ses données à son enseignement, fait partie de la science...

      "Aide-toi et le ciel t'aidera"
      "The sky is the limit."

      On sait maintenant que ce ciel est limité; qu'il est une mince couche dont nous avons brisé l'équilibre naturel avec les hydrocarbures, le charbon... Non, les manifestations ne sont pas des assemblés religieuses, mais des actions face aux manque de cohérence des gouvernements à l'égard des données scientifiques.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 29 septembre 2019 15 h 45

      Pour Dominque Boucher : dans les commentaires des articles de Lewis où les conclusions de l'article étaient cité dans les échanges du Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate.

      Maintenant, si je me trompe et que les conclusions ont été retirées avant l'approbation du 20-23 septembre du rapport spécial et que vous préférez un cas plus clair, contentons-nous de Paul Reiter.
      https://publications.parliament.uk/pa/ld200506/ldselect/ldeconaf/12/12we21.htm

      Mon point c'est qu'il ya un biais évident où médiatiquement, on couvre les catastrophes et les découvertes alarmistes, mais où on tait le reste, là-dessus, vous avez un exemple de Jean Thibodeau qui n'a pas pris la peine de me voir les sources que j'indiquais.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 29 septembre 2019 17 h 33

      Non Monsieur Thibodeau ,

      Obama se permet des écarts avec la vérité. 97% des scientifiques ne sont pas d'accord avec la gravité ou l'urgence, au contraire.

      Le consensus c'est d'abord ça : il est clair que la planète se réchauffe (ensuite il est clair que l'homme peut influencer le climat. Dans quelle mesure, c'est toute la question. Est-ce marginal ou consiréable? C'est malhonnête de prétendre que 97% des scientifiques considèrent que c'est considérable et urgent. Même Curry et Gervais font partie du consensus...

      Vous me mettez dans un panier de complotiste (pourquoi pas de déplorable?) et ça n'a tellement pas rapport.
      Quand j'écris que le débat est interdit, je fais référence au champ des études sur le climat et des résonance médiatique de celui-ci. À titre d'exemple, l'initiative Covering Climate Now ou encore un reportage de la SRC le 25 sepembre au sujet de l'École JF Perrot à Québec où toute la semaine était dédiée à des activités sur le réchauffement et l'environnement, pour culminer avec la manif le 27.

      Je doute que l'on enseigne aux enfants les incertitudes liées au climat. Même si j'avoue être néophyte, j'en connais assez pour savoir que les délégués de Climate Now qui sont venus présenter l'an passé en assemblée syndicale des infos exagéraient, mais je présidais moi-même l'assemblée et j'ai accommodé mes collègues qui les avaient invités, j'étais très capable de sentir le pouls de l'assemblée pour concevoir que ceux qui auraient voulu faire des corrections, des mises au point, se la sont fermées et qu'on a accepté de participer pour passer à autre chose. La fois où je l'ai faite, on m'a traité de négationiste...

      Quand je communique avec Le Devoir pour des correctifs sur des erreurs factuelles on me renvoie au rapport du GIEC sans même se donner la peine d'indiquer la page. Il y a un double standard : on publie ce qui est inquiétant, mais on ne se badre pas des corrections quand il le faudrait, c'est ainsi qu'on tue le débat.

    • Dominique Boucher - Abonné 29 septembre 2019 19 h 53

      À Charles-Étienne Gill :

      « Pour Dominque Boucher : dans les commentaires des articles de Lewis où les conclusions de l'article étaient cité dans les échanges du Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate.

      Maintenant, si je me trompe et que les conclusions ont été retirées avant l'approbation du 20-23 septembre du rapport spécial et que vous préférez un cas plus clair, contentons-nous de Paul Reiter.
      https://publications.parliament.uk/pa/ld200506/ldselect/ldeconaf/12/12we21.htm

      Mon point c'est qu'il ya un biais évident où médiatiquement, on couvre les catastrophes et les découvertes alarmistes, mais où on tait le reste, là-dessus, vous avez un exemple de Jean Thibodeau qui n'a pas pris la peine de me voir les sources que j'indiquais. »

      « MON POINT CʼEST... »

      Ha! Ha! Ha! Amusant de vous voir patiner...

      Jean-Marc Gélineau, Montréal (et non pas Dominique Boucher)

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 29 septembre 2019 22 h 18

      Effectivement Monsieur Jean-Marc Gélineau,

      Je « patine », parce que je lis Curry, ou Arezki, ou Gervais ou même Mototaka Nakamura et que la défense de la perspective que je dois faire est pas mal « plus toffe » que celle de ceux qui hurlent avec les loups.
      Combien des lecteurs ici peuvent livrer le titre du dernier rapport? Lesquels ont lu Le rapport sur le climat changeant du Canada.
      Le VP du GIEC aussi «patine» quand Gervais le confronte sur l'Antarctique.

      Le point et il y a en a un, c'est qu'en dépit du climat très hostile envers les critiques, des scientifiques arrivent à contester des thèses alarmistes, mais que ça reste quand même 10 mois dans Nature et que ça suffit pour ensuite être évidemment dans le corpus des rapports officiels. Prenez Reiter à titre indicatif et acceptez ma propre rétractation ou mon rétropédalage.

      La différence c'est que c'est ici, noyé dans les commentaires insignifiants, que l'info sur une recherche à tendance alarmiste est apparue : un article de Nature a été révoqué
      Cette article a été révoqué alors que ça n'a pris que quelques jours pour un critique pour voir les failles.

      Ce critique a publié chez Curry.

      Curry n'est donc pas n'importe quoi comme des lecteurs ici le laissent entendre. Autrement, pourquoi Nature s'en serait soucié?

      Qu'est-ce que ça indique? Un biais. Qu'un lecteur se trompe dans une affirmation quand il commente, c'est normal, ce qui est moins normal c'est le biais systématique dans un journal. Vous êtes prompt à m'avoir corrigé, faites vous ça aussi au Devoir? Quel est sa réaction?

  • Serge Grenier - Abonné 28 septembre 2019 08 h 43

    Le moment présent...

    Hier, nous étions un demi million de personnes qui ont vécu quelque chose de très fort ensemble. Pendant ce temps, les trolls étaient isolés et n'ont rien vécu pantoute. Les gens qui regardent de loin et de haut demandent ce que les manifestations donnent pour l'avenir. Mais le plus important dans les manifestations, c'est ce qui se passe dans la conscience et le coeur des personnes qui y participent.

    La conscience collective de l'humanité change rapidement, une manifestation à la fois.

  • Jacinthe DiGregorio - Abonnée 28 septembre 2019 09 h 34

    Du vrai monde ou des trolls informatiques

    Ces commentaires ''malveillants'' sur les réseaux sociaux ressemblent beaucoup aux commentaires publiés contre la vaccination. Je ne comprends pas trop ce déferlement de propos haineux. (Qu'ossa donne???) Est ce du vrai monde qui les écrivent? Sont ce des trolls (sans individu derrière les propos haineux?

    • Yvon Bergeron - Abonné 29 septembre 2019 12 h 25

      M Gill.

      Un vrai scientifique ne tient pas de blog.

      Il publie un article et si ses arguments sont solides et appuyé par la majorité des scientifiques du domaine, alors là et seulement là cet article peut être publié publiquement.

      Si vous publiez sur un blog que la terre est plate, ça ne contredit pas que la terre est ronde.

      Même si des gens non au fait du sujet comme vous étiez convaincus que l'article est vrai.

      Donc ne donnez pas de références à des blogues d'opinions personnels.

      Si un avis n'est pas publié dans une revue scientifique, c'est que les arguments ne sont pas assez convaincants pour retourner le consensus.

      Et votre avis n'y changera rien et ne contribue en rien au débat.

  • Louise Collette - Abonnée 28 septembre 2019 10 h 03

    Nier

    Faute d'arguments solides, ils insultent, ils n'ont rien de constructif à dire, ils insultent.

    C'est facile et rassurant de faire comme s'il n'y avait pas de problèmes.
    Pas de problèmes, pas de responsabilités, tout baigne dans l'huile, on ne change rien à nos habitudes.

    Une chose est certaine, je n'aimerais pas avoir seize ans aujourd'hui.

    On fonce droit dans un mur le pied sur l'accélérateur.

    C'est vrai, j'allais à l'école quand j'étais jeune, mais quand j'étais jeune il n'y avait pas péril en la demeure..Bien des choses ont changé depuis.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 28 septembre 2019 20 h 30

      J'imagine que vous êtes capable de réfuter Judith Curry pour affirmer une telle chose.
      Ça ne vous traverse pas l'esprit que des gens qui n'en reviennent juste pas de la propagande autour de Greta en sache plus que vous.

      En 2008 j'écrivais des propos vitrioliques contre des climatosceptiques jusqu'à ce que je me rende compte que je ne savais rien, que je constate que tout ce que je faisais c'était répéter sans avoir une réelle idée de la complexité du climat. Non seulement on nous manipule avec tout un cirque, mais on nous précipite dans une spirale du silence en nous traitant de troll?

      Ça n'a rien à voir avec «on change rien à nos habitudes», saviez-vous que globalement et per capita, l'Allemagne aura dépensé, d'après Bloomberg , plus de 500 milliards en 2025 (pas juste le gouvernement, l'ensemble de la société, incluant les industries) pour lutter contre les GES et que la France continuera à avoir un meilleur bilan, grâce entre autres au nucléaire.

      Vous rendez-vous compte qu'en dépendant de l'éolien, on doit se rabattre sur des centrales au charbon (source de pollution directe), mais qu'on s'interdit de construire des centrales au gaz moins polluante. Les gens ont des maladies pulmaires à cause du smog (charbon et diesel) mais on préfère lutter contre le CO2 et donc on s'interdit le gaz... Voilà un exemple d'aveuglement, mais ce serait les sceptiques qui seraient dans le champ?

      Alors même que plusieurs ne font que reprendre ce que les rapports scientifiques du GIEC prétendent (comme François Gervais) et non les rapports pour décideurs, qui les dénaturent...

      Comprenez notre colère.

  • René Pigeon - Abonné 28 septembre 2019 12 h 17

    chaque enjeu de haine est la pointe d’un iceberg qui rassemble plusieurs haines qui sont sans relation évidente

    Merci, mesdames Boutros et Jolin-Dahel ! Vous avez interrogé un homme réfléchi qui nous a instruits sur au moins 4 propositions. Notamment, celle que chaque enjeu de haine est la pointe d’un iceberg qui rassemble plusieurs haines qui sont sans relation évidente.

    Votre entrevue est dense ; si M. Pulé ou un collègue en a plus à dire, je vous lirais volontiers.

    Je participe à un groupe d’entraide pour hommes qui se réunissent pour renouveler leur masculinité.