Six personnes appréhendées après l’agression de deux policiers

<p>Les deux policiers s’en sont tirés avec des contusions multiples et l’un deux a subi une commotion cérébrale mineure.</p>
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Les deux policiers s’en sont tirés avec des contusions multiples et l’un deux a subi une commotion cérébrale mineure.

Le milieu policier montréalais est ébranlé à la suite de l’agression dont ont été victimes deux policiers du SPVM qui n’étaient pas en devoir, mais déambulaient simplement sur la rue en civil près du parc Émilie-Gamelin.

« C’est ça qui est le plus choquant ; c’est qu’il n’y a rien eu [avant]. Les policiers étaient sur le trottoir. Ils ont été reconnus, pointés et gratuitement, la meute s’est littéralement lancée dessus », a raconté l’inspecteur Marie-Claude Dandenault, agissant comme porte-parole de la direction du corps policier, mardi après-midi.

Selon elle, une attaque « de ce type-là, tout à fait gratuite, de policiers en sortie, c’est très exceptionnel. Ça fait 21 ans que je suis dans la police et c’est la première fois que j’en entends un comme ça ; ils ne sont pas reliés à aucune opération, ils étaient vraiment là, sur leur temps. Les policiers, on est humains d’abord et avant tout et on a le droit de sortir sans être attaqués comme ça. »

« C’est sûr que ça nous inquiète », a laissé tomber la policière.

Six arrestations ; un plaidoyer de culpabilité

Six personnes, quatre hommes et deux femmes, ont été appréhendées en lien avec l’agression des deux policiers montréalais survenue vendredi soir dans le secteur du parc Émilie-Gamelin.

De ce nombre, un adolescent et une adolescente sont d’âge mineur.

Un septième suspect a été identifié et fait l’objet d’un mandat d’arrestation et d’autres arrestations ne sont pas écartées par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Parmi les suspects, une femme de 20 ans, Mélina Geoffroy, qui avait comparu lundi, a plaidé coupable mardi à une accusation de voies de fait avec lésions et les autres accusations à son endroit ont été abandonnées.

La jeune femme a collaboré avec les policiers. Son sort sera connu la semaine prochaine.

« Inacceptable et intolérable »

Les deux policiers avaient terminé leur quart de travail et marchaient sur la rue lorsqu’arrivés à la hauteur d’une terrasse, une personne a crié qu’il s’agissait de deux policiers en civil. Un groupe s’est aussitôt levé pour les encercler et les attaquer.

L’attaque a été brève, mais brutale. Le SPVM s’explique mal les raisons de ce geste, d’autant plus qu’il n’y avait aucun historique d’intervention de ces policiers auprès de leurs agresseurs, bien que les deux agents soient connus dans le quartier puisqu’ils oeuvrent dans la lutte contre les stupéfiants de rue et dans les parcs.

Marie-Claude Dandenault reconnaît qu’il s’agit là d’un événement « qui affecte profondément la communauté policière. […] Pour nous, c’est inacceptable et c’est intolérable. »

Certains des suspects ont des antécédents judiciaires, mais l’ensemble du groupe est connu des policiers.

Les deux policiers s’en sont tirés avec des contusions multiples et l’un deux a subi une commotion cérébrale mineure.