Blitz de négociations à la SEPAQ pour éviter la grève

Si la grève est déclenchée samedi, elle affectera 23 parcs nationaux du Québec, ainsi que le Gîte du Mont-Albert, en Gaspésie.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Si la grève est déclenchée samedi, elle affectera 23 parcs nationaux du Québec, ainsi que le Gîte du Mont-Albert, en Gaspésie.

Un blitz avant les vacances de la construction. La SEPAQ et ses employés syndiqués tentaient, au moment d’écrire ces lignes, d’en venir à une entente de principe pour éviter le déclenchement, ce samedi, d’une grève qui toucherait les services dans tout le réseau des parcs du Québec.

Depuis l’arrivée d’un conciliateur dans le dossier, mercredi, les deux parties multiplient les discussions pour débloquer le conflit. Les négociations se sont étendues de 8 h, jeudi, à 2 h vendredi matin. Elles ont ensuite repris à 10 h 30 vendredi, et se poursuivront autant que nécessaire.

Si la grève est déclenchée samedi, elle affectera 23 parcs nationaux du Québec, ainsi que le Gîte du Mont-Albert, en Gaspésie. Les parcs demeureront accessibles, mais plusieurs services (location d’embarcations nautiques ou de vélos, centre de découvertes, surveillance de plage, restauration…) seront affectés. Certains hébergements ne seront pas disponibles.

Le principal point d’achoppement entre les deux parties concerne les salaires. Selon le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), les offres de la Société des établissements de plein air du Québec sont « en deçà du coût de la vie ». La SEPAQ soutient de son côté que les demandes syndicales ont augmenté entre le début et la fin des négociations.

Le SFPQ calcule que le salaire horaire moyen des employés est d’environ 15 $. Ceux-ci ont touché des augmentations de salaire de 1 % par année entre 2015 et 2017, et de 2 % pour 2018.

C’est le Conseil du Trésor qui octroie le cadre financier et qui détermine la stratégie globale de négociation. C’est toutefois la SEPAQ qui mène celle-ci.