Grève à la SEPAQ: demande de désignation d’un conciliateur

<p>Parmi les parcs touchés par la grève de la SÉPAQ, on compte les parcs nationaux du Bic, de la Gaspésie, des îles-de-Boucherville, du Mont-Mégantic et du Mont-Saint-Bruno.</p>
Photo: Olivier Zuida Le Devoir

Parmi les parcs touchés par la grève de la SÉPAQ, on compte les parcs nationaux du Bic, de la Gaspésie, des îles-de-Boucherville, du Mont-Mégantic et du Mont-Saint-Bruno.

La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) demande la désignation d’un conciliateur auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et la Solidarité sociale dans les négociations avec les employés des parcs nationaux.

La SEPAQ affirme mardi soir par communiqué que cette demande fait suite à l’analyse de la contre-offre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) en vue du renouvellement des conventions collectives de ses employés syndiqués.

L’organisation dit croire que la conciliation constitue « maintenant le seul moyen d’en venir rapidement à une entente négociée afin de favoriser un rapprochement entre les parties pour minimiser l’impact de la grève sur les vacances de dizaines de milliers de Québécois ».

Un total de 23 parcs nationaux doivent être touchés par une grève des travailleurs de la SEPAQ en pleines vacances de la construction.

À partir de samedi, les quelque 1500 membres du SFPQ qui travaillent dans les 23 parcs touchés — de même que le Gite-du-Mont-Albert à Sainte-Anne-des-Monts — doivent débrayer simultanément.

Parmi les parcs touchés, on compte les parcs nationaux du Bic, de la Gaspésie, des îles-de-Boucherville, du Mont-Mégantic et du Mont-Saint-Bruno.

Dès mercredi, une grève serait déclenchée au Manoir Morency et au Parc des Chutes-Montmorency, au siège social de la Société des établissements de plein air du Québec, à Québec, au Camping des Voltigeurs à Drummondville, au Centre touristique du Lac-Kénogami et au Centre touristique du Lac-Simon.

La SEPAQ a soutenu que la contre-offre du SFPQ ramenait les parties « à la case départ, celle-ci étant sans aucune proportion avec la capacité de payer de la société d’État ».

La Société d’État a dit croire qu’une deuxième offre salariale déposée lundi soir par la SEPAQ constituait une « avancée sérieuse » dans les négociations.

L’organisation a affirmé qu’elle ferait « tout en son pouvoir pour conserver l’accessibilité dans les établissements ciblés, qui demeurent ouverts en cas de grève ».

Les salaires sont le principal point en litige.

Mercredi dernier, le président général du SFPQ, Christian Daigle, affirmait à La Presse canadienne que la direction avait poussé les travailleurs dans leur « dernier retranchement ».

Les travailleurs sont pour la plupart saisonniers : guides de pêche, guides de chasse, préposés à l’accueil, gardes-parcs et préposés aux terrains. Plusieurs gagnent 13 $ ou 14 $ l’heure, selon le syndicat.

Il n’a pas été possible dans l’immédiat de joindre un représentant du SFPQ.