Trois morts dans l'écrasement d'un hydravion d'Air Saguenay au Labrador

L'épave de l'avion aurait été repérée dans le lac Mistastin, au Labrador.
Photo: Google Maps L'épave de l'avion aurait été repérée dans le lac Mistastin, au Labrador.

Le transporteur aérien Air Saguenay rapporte mardi que trois personnes ont perdu la vie et que quatre autres personnes sont portées disparues après l’écrasement d’un de ses hydravions, lundi au Labrador.

Le président d’Air Saguenay, Jean Tremblay, précise que l’appareil s’est abîmé dans un lac de pêche. Il transportait quatre pêcheurs et deux guides, en plus du pilote de l’hydravion. On ignore l’origine des passagers de l’appareil.

Le major Mark Gough, des Forces maritimes de l’Atlantique, a déclaré que des sauveteurs militaires recherchaient des survivants dans le lac Mistastin. M. Gough a ajouté que l’avion avait quitté lundi un camp de pêche à l’est de Schefferville, au Québec, pour se rendre sur le lac Mistastin, au Labrador.

Sans nouvelles de l’appareil, les mesures d’urgence ont été déployées lundi soir vers 20 h et un avion Hercules des Forces armées a été dépêché de la base de Trenton, en Ontario, a indiqué M. Tremblay dans une entrevue téléphonique.

L’appareil a finalement été repéré tôt mardi matin par l’avion Hercules dans le lac Mistastin, à l’ouest de Natuashish, et un hélicoptère militaire a été alors dépêché de Halifax pour se rendre sur les lieux de l’accident.

L’hydravion, un DHC-2 Beaver, était nolisé par un pourvoyeur, Tree River Lodge, du Labrador. Le pilote, âgé de 61 ans, est un employé d’Air Saguenay depuis 2011.

Selon M. Tremblay, le pilote cumule plus de 20 000 heures de vol. Des pêcheurs sont emmenés par cette pourvoirie à ce lac pratiquement toutes les semaines pendant la saison de la pêche, et c’est le même pilote, expérimenté, qui est affecté à ce transport depuis plusieurs années, a indiqué le président d’Air Saguenay.

« L’avion, actuellement, est submergé à environ un mille de la berge », a précisé M. Tremblay, qui obtient des informations par bribes du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de l’armée, à Halifax.

Les conditions semblaient très bonnes, mais les côtes du Labrador présentent parfois un microclimat, a expliqué M. Tremblay.