Des opposants à Trans Mountain participent à une longue marche à Victoria

Environ 300 personnes ont quitté l’hôtel de ville de Victoria et défilé au milieu des principales artères du centre-ville.
Photo: Dirk Meissner Environ 300 personnes ont quitté l’hôtel de ville de Victoria et défilé au milieu des principales artères du centre-ville.

Des percussionnistes autochtones ont ouvert samedi la voie aux manifestants qui ont marché pendant 22 kilomètres pour protester contre la décision du gouvernement fédéral de donner le feu vert au projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

Environ 300 personnes ont quitté l’hôtel de ville de Victoria et défilé au milieu des principales artères du centre-ville. Elles étaient surveillées par des véhicules de polices aux gyrophares allumés.

Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Ne soyez pas des brutes » ou « Est-il si difficile de comprendre un non ? ».

Des politiciens locaux, des écologistes et des chefs autochtones ont participé à la manifestation.

Une petite maison était transportée derrière les manifestants. Elle sera installée de façon temporaire sur la plage d’Island View, près de l’Aéroport international de Victoria, pour y accueillir de futurs opposants aux oléoducs.

Un manifestant, Eric Doherty, s’est dit prêt à marcher plus loin que les 20 kilomètres de prévu. Il croit que la majeure partie de la population s’opposera au projet.

« Le gouvernement approuve des projets de toutes sortes. Il fait face à une opposition dans les rues et il annule ces projets, a-t-il dit. C’est comme ça les gens renversent le cours des choses : en descendant dans la rue. »

Une dirigeante autochtone de Victoria, Rose Henry, a déclaré aux manifestants que la décision du gouvernement nuira aux chances des libéraux d’être reportés au pouvoir en octobre. « On peut arrêter ce projet, a-t-elle lancé. On peut l’arrêter en disant’non’à cet oléoduc non-désiré. »

Le gouvernement fédéral a donné la semaine dernière un autre feu vert au projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, tout en promettant de réinvestir les profits du projet dans la transition énergétique du Canada. Il lui avait déjà donné son aval en 2016, mais la Cour fédérale d’appel lui avait donné tort. L’Office national de l’énergie a réalisé une nouvelle analyse pour étudier les répercussions qu’auront les pétroliers sur la vie marine.

Ottawa avait acheté le controversé oléoduc appartenant alors à l’entreprise Kinder Morgan pour la somme de 4,5 milliards $.

Déçu de la décision fédérale, le premier ministre de la Colombie-Britannique John Horgan compte continuer de contester le projet devant les tribunaux.