Neuf résidences pour aînés pourraient être bientôt à nouveau en grève

<p>Un débrayage avait été tenu dans 10 résidences situées à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Laval, Saint-Jean-sur-Richelieu et Saguenay, les 30 et 31 mai, de même que le 1er juin.</p>
Photo: iStock

Un débrayage avait été tenu dans 10 résidences situées à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Laval, Saint-Jean-sur-Richelieu et Saguenay, les 30 et 31 mai, de même que le 1er juin.

Neuf des 10 résidences privées pour personnes âgées qui avaient été touchées par une grève de trois jours de leurs travailleurs risquent d’être de nouveau touchées, cette fois pour un débrayage plus long.

Ce sont quelque 950 travailleurs dans des résidences privées pour aînés qui négocient avec plusieurs employeurs privés pour renouveler leurs conventions collectives. Un débrayage avait été tenu dans 10 résidences situées à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Laval, Saint-Jean-sur-Richelieu et Saguenay, les 30 et 31 mai, de même que le 1er juin.

Des assemblées des travailleurs dans neuf de ces résidences, membres du Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, auront lieu au cours des prochains jours pour les consulter sur un mandat de sept journées de grève cette fois, a appris La Presse canadienne.

Le mandat de grève de trois journées, déjà adopté, prévoyait ensuite une grève illimitée. Mais après avoir exercé ces trois journées de grève, le SQEES a décidé de consulter ses membres pour ajouter une autre étape intermédiaire avant d’en venir à la grève illimitée.

« Suite à des discussions, on donne une chance à la négociation. On veut que les gens aient le temps de se parler ; on veut un règlement avec des salaires décents. On ne fait pas la grève pour le plaisir. Avant d’aller en illimité, on redonne un autre coup de semonce aux employeurs et on leur dit : regardez, on va recommander ça à nos membres et on va voir s’ils vont nous mandater de sortir sept jours. Et donnez-vous la peine d’aller vous asseoir aux tables de négociation », a lancé Sylvie Nelson, présidente du SQEES, en entrevue mardi.

À l’heure actuelle, il est prévu que ces sept journées de grève soient tenues de façon consécutive, et non par blocs. Le nombre de résidences touchées est passé de 10 à neuf, parce que les offres déposées par la direction du Manoir Outremont (Cogir), à Montréal, ont été acceptées depuis par les travailleurs. Mme Nelson ne peut dire encore précisément à quel moment ce mandat de sept journées de grève serait exercé, sauf pour dire que ce serait « avant l’automne ».

Et d’autres résidences privées pour aînés où des négociations ont lieu avec leur syndicat respectif du SQEES pourraient se joindre au groupe des neuf résidences déjà concernées par ce mandat de grève. « On pourrait en avoir quatre ou cinq qui pourraient se joindre au groupe avant l’été », a noté Mme Nelson.

Pour 15 $ l’heure

Ces travailleurs revendiquent d’être payés 15 $ à l’embauche et demandent des augmentations de 1 $ par année pour un contrat de trois ans. Dans certains cas, ils touchent 13 $ l’heure, soit à peine plus que le salaire minimum, qui est de 12,50 $ l’heure.

Il s’agit de préposés aux bénéficiaires, d’employés aux cuisines, au service aux tables, à l’entretien ménager, à la réception, ainsi que des infirmières auxiliaires. La revendication de 15 $ à l’embauche ne concerne toutefois pas les infirmières auxiliaires, puisqu’elles touchent déjà un salaire horaire qui est supérieur.

Comme il s’agit de soins et services à des personnes âgées, toute grève doit se tenir en respectant les dispositions sur les services essentiels, même s’il s’agit de résidences privées.


Les neuf résidences touchées :

Aviva à Québec

Chartwell App. du Château de Bordeaux à Québec

Chartwell L’Oasis St-Jean (cuisine) à Saint-Jean-sur-Richelieu

CHSLD Herron à Montréal

Domaine des Forges à Laval

Le Boulevard, résidence urbaine pour aînés à Montréal

Le Manoir Champlain à Saguenay

Résidence Élogia (Maurice) à Montréal

Résidence Valeo Jean XXIII à Trois-Rivières