Jouer en dormant, le nouveau pari de Pokémon

La popularité des Pokémon, devenus des icônes de la pop culture mondiale, ne s’est jamais démentie depuis leurs premiers pas dans un jeu vidéo en 1996.
Photo: Justin Sullivan Getty Images / Agence France-Presse La popularité des Pokémon, devenus des icônes de la pop culture mondiale, ne s’est jamais démentie depuis leurs premiers pas dans un jeu vidéo en 1996.

Il s’appellera « Pokémon Sleep » et le concept est séduisant, mais les détails peu nombreux : la Pokémon Company, filiale du géant japonais Nintendo, a annoncé mercredi le lancement en 2020 d’un mystérieux jeu auquel on pourra s’adonner… en dormant.

Après la chasse à Pikachu et aux autres créatures imaginaires dans la vie réelle grâce à Pokémon Go, qui a séduit des millions d’adeptes depuis sa sortie en 2016, « nous nous intéressons désormais au sommeil » des joueurs, a déclaré le président de la société Tsunekazu Ishihara devant la presse à Tokyo.

La société nippone n’avait pas directement développé Pokémon Go, mais elle avait collaboré avec le studio américain Niantic, à l’origine de cette application sur smartphone.

Cette fois, « notre objectif est de faire du sommeil un divertissement », a expliqué M. Ishihara.

Il n’a rien divulgué du contenu, mais ce que l’on sait, c’est qu’il sera accompagné d’un accessoire portable conçu par Nintendo. Le « Pokémon Go plus + » sera doté d’un accéléromètre pour traquer le sommeil du joueur, données ensuite transmises à son smartphone via Bluetooth.

Comme son aîné, le « Pokémon Go plus » qui se met au poignet, il permettra aussi de partir à la recherche des mythiques monstres en journée, avant de s’écrouler de fatigue le soir venu, sous l’oeil attentif de Pokémon Sleep, a vanté la compagnie.

La popularité des Pokémon (pocket monsters, monstres de poche), devenus des icônes de la pop culture mondiale, ne s’est jamais démentie depuis leurs premiers pas dans un jeu vidéo en 1996 sur la mythique console Game Boy, suivi d’un dessin animé diffusé à la télévision et de cartes à collectionner et échanger entre amis.

Le lancement de Pokémon Go avait donné lieu à une frénésie. Le jeu repose sur la réalité augmentée, une technologie qui fait apparaître des éléments virtuels dans le monde réel et utilise la géolocalisation pour permettre à ses utilisateurs d’attraper les petits personnages fictifs.

Il y a trois ans, les autorités de nombreux pays avaient lancé des appels à la vigilance et rappelé les règles de sécurité de base dans l’espace public, certains utilisateurs prenant des risques inconsidérés pour mettre la main sur des Pokémon.