Fillette martyrisée à Granby: pas de nouvelles accusations d’ici le rapport d’autopsie

Les funérailles de l'enfant de sept ans ont été célébrées le 9 mai dernier à Granby.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les funérailles de l'enfant de sept ans ont été célébrées le 9 mai dernier à Granby.

En attente du rapport d’autopsie, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas pour l’instant de nouvelles accusations contre le père et la belle-mère de la fillette de sept ans décédée début mai à la suite des blessures qu’elle aurait subies en étant ligotée et séquestrée par le couple.

« Des éléments de preuve nous ont été transmis, mais nous demeurons dans l’attente de retours d’expertises — dont le rapport d’autopsie — qui sont en cours de préparation. Conséquemment, aucune nouvelle accusation n’est déposée [jeudi] », a indiqué Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.

Le couple comparaissait jeudi matin au palais de justice de Granby, alors qu’on allait fixer une nouvelle date d’audience. D’ici là, l’homme de 30 ans et la femme de 35 ans demeurent détenus. Ils sont actuellement accusés de séquestration. La belle-mère est aussi visée par une accusation de voies de fait graves.

Le père reviendra devant le tribunal le 6 juin pour son enquête sur remise en liberté puisqu’il veut être relâché en attendant son procès. Quant à la belle-mère, son dossier a été reporté au 3 juin.

Les deux adultes avaient été arrêtés au lendemain de la découverte de l’enfant à la suite d’un signalement. Alors dans un état critique, celle-ci avait été rapidement transportée à l’hôpital, où elle a finalement succombé à ses blessures le lendemain. La fillette aurait été séquestrée et ligotée dans son domicile, où elle vivait avec son petit frère, son père et sa belle-mère.

Le DPCP a déjà indiqué que le décès de l’enfant est une conséquence importante qui sera prise en compte, mais plusieurs éléments restent à analyser avant de déterminer si de nouveaux chefs d’accusation seront déposés.

La mort tragique de la petite fille a provoqué une onde de choc dans la province. À la suite du décès de l’enfant, Québec a multiplié les enquêtes pour faire la lumière sur le drame. Une enquête publique du coroner a notamment été demandée par la ministre de la Sécurité publique. Trois autres investigations sont également en cours.

Le directeur de la protection de la jeunesse de l’Estrie, Alain Trudel, a été mis à l’écart le temps que les enquêtes soient effectuées.