La digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac sera reconstruite

Jeudi soir, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, c’était près de 5500 personnes qui étaient toujours chassées de leur logis.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jeudi soir, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, c’était près de 5500 personnes qui étaient toujours chassées de leur logis.

Le gouvernement Legault permettra la reconstruction de la digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac avant le printemps prochain. Les ministres Benoit Charette, Andrée Laforest et Sylvie D’Amours en ont fait l’annonce dans la municipalité en après-midi.

« Dès les prochaines semaines, notre objectif est de travailler à la consolidation de cette digue pour pouvoir anticiper une éventuelle crue en 2020 », a expliqué le ministre de l’Environnement, Benoit Charette.

La Ville aura donc le feu vert pour effectuer des travaux d’urgence qui viseront à stabiliser et réparer la digue qui a cédé lors de la dernière crue printanière. Elle sera également rehaussée et respectera des standards de sécurité plus élevés.

« Cette annonce représente pour notre administration, mais surtout pour notre population une avancée majeure afin de sécuriser notre territoire », a réagi la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus.

La reconstruction de la digue fait l’objet d’un débat depuis l’évacuation inopinée de 6000 résidents le 27 avril dernier. Jeudi soir, c’était près de 5500 personnes qui étaient toujours chassées de leur logis dans la municipalité des Laurentides, selon les données du portail Urgence Québec.

Des sinistrés désiraient pouvoir rester dans le quartier à condition qu’une nouvelle digue plus haute et plus robuste soit construite, mais le premier ministre François Legault avait indiqué il y a quelques jours que la décision n’était pas encore prise.

« Je n’ai pas le sentiment qu’on hésitait, s’est défendu M. Charette en conférence de presse. On voulait surtout bien faire le travail pour apporter les bonnes réponses aux citoyens de Sainte-Marthe. »

« Il fallait prendre le temps d’évaluer toutes les options et celle-ci s’est imposée pour la raison que je réitère — même fragile, cette digue-là aujourd’hui continue de protéger des milliers de personnes qui n’ont pas été touchées le 27 avril dernier, a-t-il continué. Donc, c’est la décision qui s’imposait dans les circonstances. »

Le premier ministre a créé la semaine dernière un comité interministériel présidé par la vice-première ministre Geneviève Guilbault, pour répondre aux besoins des sinistrés partout au Québec et se préparer à une possible crue des eaux l’an prochain. Le comité s’est réuni pour la première fois mercredi.

Longue de 5,4 kilomètres, la digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac avait été construite en 1970 pour protéger la municipalité des inondations. Ce genre d’ouvrage est soumis à la Loi sur la qualité de l’environnement qui permet au gouvernement d’autoriser des travaux d’urgence après un sinistre..