L’appui au projet de loi sur la laïcité de l’État se maintient

Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette

Les débats des derniers mois n’ont pas modifié l’opinion des Québécois : le taux d’appui au projet de loi sur la laïcité est exactement le même qu’en décembre, révèle ce matin un sondage Angus Reid.

Près de deux Québécois sur trois (64 %) soutiennent ainsi le projet du gouvernement Legault de bannir les signes religieux pour les employés de l’État en situation d’autorité, incluant les enseignants. Le 4 décembre dernier, ils étaient 65 % à répondre « oui » à la même question.

Les répondants sont beaucoup plus divisés quand vient le temps de s’exprimer sur les conséquences que devraient subir les contrevenants à la loi. Faudrait-il les congédier de leur emploi ? 43 % disent que ce serait approprié… mais 43 % disent aussi le contraire.

Une majorité (54 %) pense qu’il faudrait plutôt leur imposer une amende financière. Et une très vaste majorité (86 %) convient que passer du temps en prison serait une punition exagérée.

Autres éléments du sondage :

— 48 % des répondants ont dit que le projet de loi aura un impact négatif sur les relations entre les différents groupes culturels.

— La clause de droits acquis intégrée au projet de loi est une bonne idée selon 51 % des répondants ; et une mauvaise idée selon 49 %.

— Questionnés à savoir si tel ou tel signe religieux devrait être permis au travail, les Québécois sont à l’aise (57 %) avec le crucifix et l’étoile de David (51 %), un peu moins avec la kippa (45 %), le turban (41 %), le hidjab (41 %), et l’habit des sœurs (42 %), et pas du tout avec le kirpan (15 %) et le niqab (7 %).

Le sondage a été réalisé en ligne (le calcul traditionnel de la marge d’erreur ne s’applique pas dans ces cas) entre le 26 et le 30 avril auprès de 400 Québécois.