Les évacués de Grenville-sur-la-Rouge peuvent réintégrer leur domicile

<p>La semaine dernière, les autorités de sécurité publique avaient demandé à tous les citoyens domiciliés en aval du barrage de la Chute-Bell d’évacuer sans délai.</p>
Photo: Google Maps

La semaine dernière, les autorités de sécurité publique avaient demandé à tous les citoyens domiciliés en aval du barrage de la Chute-Bell d’évacuer sans délai.

Les citoyens évacués à cause de la menace de rupture du barrage de la Chute-Bell sur la rivière Rouge, dans les Basses-Laurentides, peuvent finalement réintégrer leur résidence.

Jeudi dans la journée, plusieurs des résidants de Grenville-sur-la-Rouge, évacués en toute hâte il y a une semaine, faisaient part de leur frustration de ne pouvoir rentrer chez eux.

Il y a plus de sept jours, les autorités de sécurité publique ont lancé une alerte avisant tous les citoyens domiciliés en aval du barrage de la Chute-Bell d’évacuer sans délai. La plupart des gens avaient été emmenés en lieux sûrs par voie terrestre, alors que d’autres avaient été transportés par hélicoptère.

Jeudi soir, un communiqué sur le site de la Ville indiquait une levée de l’avis d’évacuation par Hydro-Québec — vers 17 h —, pour l’ensemble des citoyens de la vallée de la rivière Rouge.

Les chemins à l’ouest de la rivière devaient être ouverts à la circulation dès jeudi soir.

Des résidants devaient pouvoir accéder à leur résidence à pied.

La Ville soulignait que des pompiers et des agents de la Sûreté du Québec seraient disponibles toute la nuit « dans le secteur afin de raccompagner et de rassurer les citoyens qui en ressentiront le besoin ».

Une séance spéciale du conseil municipal se tenait jeudi soir. La veille, certains des évacués réunis au Centre Paul-Bougie, à Grenville-sur-la-Rouge, avaient manifesté de la colère face aux autorités qui ne pouvaient pas leur dire à quel moment l’ordre d’évacuation serait levé.

Il y a une semaine, après l’alerte, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, avait expliqué que l’évacuation était une mesure préventive. Peu après, Hydro-Québec avait fait savoir qu’elle était confiante que le barrage construit en 1915 tienne le coup.

Depuis, aucune résidence n’a été inondée, mais 143 personnes ont été évacuées, selon le décompte d’Urgence Québec.