L’UMQ se réunit dans la capitale nationale

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Du 9 au 11 mai, la capitale nationale accueillera 1500 congressistes (délégués, élus, gestionnaires, partenaires municipaux, etc).
Photo: Getty Images Du 9 au 11 mai, la capitale nationale accueillera 1500 congressistes (délégués, élus, gestionnaires, partenaires municipaux, etc).

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Selon la mairesse suppléante de Québec, Michelle Morin-Doyle, qui reçoit cette année les assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), la renégociation du pacte fiscal sera au cœur des discussions. Et la présence du premier ministre François Legault en ouverture de ces rencontres, le 9 mai, sera l’occasion de prendre le pouls de la situation.

« L’UMQ représente 85 % de la population, rappelle Mme Morin-Doyle. Nous sommes sur le terrain au plus proche des Québécois. C’est un sacré poids, une force de frappe. »

Le message envoyé au nouveau gouvernement est clair. Il y a un an, lors de la précédente édition des assises, le premier ministre de l’époque, Philippe Couillard, avait promis une réforme profonde et réelle de la fiscalité municipale dès le prochain pacte fiscal, en 2020, dont le transfert d’un point de pourcentage de la TVQ. La CAQ s’est depuis installée à Québec, et l’UMQ a bien l’intention de lui faire respecter la promesse faite par les libéraux. Ce point de TVQ représente en effet 1,7 milliard de dollars à la grandeur du Québec.

« Nous devons renégocier l’entente avec le gouvernement provincial d’ici la rentrée, souligne la mairesse, en poste à Québec depuis que lemaire Labeaume s’est mis en retrait pour s’occuper de sa santé. De son côté, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il allait doubler les transferts du Fonds de la taxe sur l’essence. Dans un cas comme dans l’autre, nous devons connaître rapidement les modalités, car sans cela, nous ne pouvons pas mettre nos budgets au point. »

Enjeu de vitalité économique

Or, les enjeux sont importants pour les municipalités en général et celle de Québec en particulier. Michelle Morin-Doyle évoque la réfection des infrastructures, mais aussi la mise sur pied d’un plan global de lutte contre les changements climatiques, intégrant notamment la mobilité durable. La pénurie de main-d’œuvre fait également partie des grands chantiers.

« Il y a 120 000 postes vacantsdans la province et nous aussi, à Québec, nous le ressentons, indique-t-elle. Cela représente un frein à l’expansion et à la modernisation des entreprises. En tant que municipalités, c’est notre rôle que de tenter de faire venir des travailleurs spécialisés et expérimentés. Cela aide à attirer des entreprises qui veulent investir. C’est un enjeu de vitalité économique aussi. »

Autant de sujets qui seront abordés durant les trois jours que durent les assises de l’UMQ. À l’occasion du centième anniversaire de l’association, la capitale nationale attend la venue de 1500 délégués, élus, gestionnaires, partenaires municipaux, etc. Alors que les municipalités sont aujourd’hui reconnues comme étant des gouvernements de proximité, leurs responsabilités sont grandissantes. Les assises sont donc l’occasion de mettre les principaux enjeux en lumière, de resserrer les liens entre les maires, d’acquérir des connaissances et de partager les bonnes pratiques.

« C’est un vrai plaisir de recevoir les membres, avoue Mme Morin-Doyle. Les grands travaux ainsi que le volet innovation vont être mis en avant. Ce sera l’occasion d’échanger avec des experts de différents milieux afin de demeurer à l’affût des produits et services innovants. Mais c’est aussi un moment privilégié pour que les congressistes découvrent ou redécouvrent notre belle ville. »