Amor Ftouhi écope de la prison à vie pour son attentat au couteau à l’aéroport de Flint

Un agent du FBI montre la photo d'Amor Ftouhi lors d'une conférence de presse à la suite de son attentat au couteau à l’aéroport de Flint.
Photo: Paul Sancya Archives Associated Press Un agent du FBI montre la photo d'Amor Ftouhi lors d'une conférence de presse à la suite de son attentat au couteau à l’aéroport de Flint.

Amor Ftouhi, ce Montréalais reconnu coupable d’avoir attaqué au couteau un policier en juin 2017 à l’aéroport de Flint, au Michigan, va passer le reste de sa vie en prison.

Jeudi matin, le juge Matthew Leitman lui a infligé une peine de prison à vie, ce qui était la recommandation du procureur général américain. Les avocats de Ftouhi avaient plaidé en faveur d’une peine de 25 ans de prison.

L’homme, qui a maintenant 51 ans, a été reconnu coupable par un jury d’avoir commis un acte de violence dans un aéroport international, d’avoir perturbé la sécurité d’un aéroport et d’avoir commis un acte de terrorisme transcendant les frontières nationales.

Des témoins ont rapporté qu’il avait crié « Allahou Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) durant l’attaque au cours de laquelle le lieutenant Jeff Neville a été poignardé au cou. Le policier a survécu à l’attaque.

Arrêté le jour même, Ftouhi était en détention depuis.

« Ftouhi était en mission pour commettre une attaque au nom du djihad contre les États-Unis », est-il écrit dans le mémoire des États-Unis déposé pour suggérer une peine. « Il voulait être un martyr. »

Le mémoire fait état de toute la préparation effectuée par l’homme en vue de l’attaque, notamment pour se procurer un fusil en sol américain.

Selon le procureur général, il voulait tuer le policier afin de s’approprier son arme à feu dans le but d’abattre un maximum de personnes, jusqu’à ce qu’il soit lui-même tué.

Interrogé par la police après avoir tenté de trancher la gorge du lieutenant Jeff Neville, il a déclaré qu’il « était venu pour punir les États-Unis pour son soutien à Israël et pour sa politique étrangère au Moyen-Orient ».

Dans le mémoire que ses avocats ont présenté pour lui, Amor Ftouhi est plutôt décrit comme un homme « désespéré, traumatisé et dépressif », qui n’est pas un extrémiste poussé par une idéologie. Il était motivé par sa propre souffrance et cherchait à y mettre fin « en tuant pour être tué ».

L’homme a grandi en Tunisie et avait immigré au Canada en 2007.

Avec Associated Press