Dédommagement plus rapide pour les sinistrés

Deux ans après les crues printanières de 2017 qui avaient touché 15 des 17 régions administratives du Québec, 1750 des 6174 dossiers de réclamation n’ont pas encore été fermés.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Deux ans après les crues printanières de 2017 qui avaient touché 15 des 17 régions administratives du Québec, 1750 des 6174 dossiers de réclamation n’ont pas encore été fermés.

Le temps d’attente des sinistrés pour recevoir une indemnisation du gouvernement québécois après une catastrophe naturelle sera raccourci. La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé lundi un nouveau programme d’aide financière qui se veut « plus souple, plus efficace et surtout plus humain » alors que plusieurs rivières du Québec sont sous surveillance.

Ce programme remplacera celui qui avait servi à indemniser les victimes des inondations de 2017, dont plus du quart attendent toujours la fermeture de leur dossier. Il élimine le besoin de fournir des pièces justificatives dans certains cas, ce qui ralentissait l’évaluation des demandes. Elles seront requises uniquement en cas de travaux majeurs, comme la réparation des fondations d’une demeure.

Les sinistrés recevront un montant forfaitaire une fois qu’un inspecteur aura fait l’évaluation des dommages. Ils pourront, par exemple, obtenir 20 $ par jour en cas d’évacuation pour leur hébergement temporaire et leur nourriture. Après 100 jours, ils obtiendraient 1000 $ par mois par résidence pour se loger, durant un maximum de six mois si l’eau, en cas d’inondation, a atteint le rez-de-chaussée ou si des travaux doivent être effectués sur la structure de la maison.

Une indemnité de 125 $ par jour par résidence ou de 75 $ par logement est également prévue pour rembourser les mesures de protection préventives et temporaires, jusqu’à concurrence de 5000 $. Le programme dédommagerait également les propriétaires pour les travaux à effectuer selon le niveau de l’eau qui a inondé leur maison.

Les dommages causés par ce type de catastrophe naturelle ne sont toutefois pas couverts par le programme d’indemnisation puisqu’ils le sont déjà par les compagnies d’assurances.

L’aide gouvernementale en est une de dernier recours en cas de dommages non assurables, a rappelé le porte-parole du ministère, Patrick Harvey. Bon an, mal an, la majorité des réclamations concernent des inondations.

Deux ans après les crues printanières de 2017, qui avaient touché 15 des 17 régions administratives du Québec, 1750 des 6174 dossiers de réclamation n’ont pas encore été fermés, selon le ministère de la Sécurité publique. Le ministère attend soit la fin des travaux de rénovation ou de reconstruction, soit la réception des pièces justificatives.

Soixante-quinze pour cent des sinistrés auraient eu leur dédommagement rapidement si le nouveau programme avait été en vigueur à l’époque.

L’autre 25 % aurait tout de même attendu puisqu’il s’agit de cas plus complexes impliquant des bris de fondation et des expropriations hors de zones inondables.