L’Enquête sur les femmes autochtones assassinées déposera son rapport le 3 juin

Le rapport final comprendra les récits de plus de 1400 survivantes et proches des victimes de violences, ainsi que le témoignage d’experts et de responsables.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Le rapport final comprendra les récits de plus de 1400 survivantes et proches des victimes de violences, ainsi que le témoignage d’experts et de responsables.

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées présentera son rapport final dans deux mois.

La commission chargée d’examiner les causes de la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones a annoncé mercredi que son rapport serait dévoilé lors d’une cérémonie publique à Gatineau le 3 juin.

Les quatre commissaires ont terminé leur rapport, mais le gouvernement fédéral a accepté de différer sa publication « en raison de son obligation d’assurer une traduction de la plus haute qualité », indique-t-on.

Le rapport final comprendra les récits de plus de 1400 survivantes et proches des victimes de violences, ainsi que le témoignage d’experts et de responsables qui ont défilé lors de 24 audiences et « séances de consignation des déclarations » en 2017 et 2018. La commission indique que plus de 800 personnes ont également partagé leur récit par l’expression artistique.

La commission d’enquête a été l’objet d’un examen constant tout au long de ses travaux en raison du taux élevé de roulement de son personnel. En juillet 2017, une commissaire métisse de la Saskatchewan, Marilyn Poitras, professeure à l’Université de la Saskatchewan, avait démissionné en déplorant les problèmes liés à la structure même de la commission d’enquête.

« En soulignant ce jalon d’importance nationale, la cérémonie de clôture et le rapport final marqueront l’aube d’un nouveau jour, écrivent les commissaires mercredi. Ils nous permettront de rendre hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées, de soutenir la guérison des familles, des survivantes et les collectivités métisses, inuites et des Premières Nations, et de bâtir un avenir plus sûr pour toutes les femmes, les filles, les jeunes et les personnes 2ELGBTQQIA [2 esprits, lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer, en questionnement, intersexe et asexuel]. »