La condamnation pour homicide involontaire de Michel Cadotte ne sera pas portée en appel

Un jury a déclaré Michel Cadotte coupable de l’homicide involontaire de sa femme le 23 février dernier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Un jury a déclaré Michel Cadotte coupable de l’homicide involontaire de sa femme le 23 février dernier.

La condamnation d’homicide involontaire de Michel Cadotte, qui a étouffé son épouse atteinte d’alzheimer, ne sera pas portée en appel par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« Après un examen du dossier, le DPCP ne portera pas en appel la condamnation de Michel Cadotte pour homicide involontaire », a indiqué Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.

Michel Cadotte, qui a été l’aidant naturel de sa femme pendant près de 10 ans, avait admis l’avoir étouffé pour mettre fin à ses souffrances.

La Couronne réclamait une condamnation de meurtre au deuxième degré, mais le jury s’est rangé du côté de la défense qui a plaidé que l’état d’esprit de M. Cadotte était perturbé par une dépression majeure lorsqu’il a mis fin aux jours de Jocelyne Lizotte. M. Cadotte a été reconnu coupable d’homicide involontaire.

La juge Hélène Di Salvo, qui a présidé le procès, doit rendre sa sentence le 28 mai prochain.

« Je sais que ma décision ne fera pas l’unanimité. Je ne vais pas ramener Jocelyne [Lizotte], je ne vais pas ramener sa santé, je ne vais pas effacer la maladie d’Alzheimer ni les CHSLD, et je ne vais pas refaire la Loi sur l’aide médicale à mourir », avait-elle prévenu lors des observations sur la peine, en mars. C’est que la défense et la Couronne réclament des peines diamétralement opposées ; la première demande une probation de six mois, tandis que la deuxième souhaite huit ans d’emprisonnement.