Près de 600 autobus immobilisés à travers le Québec par mesure de sécurité

Il y aurait 285 de ces autobus à la Société de transport de Montréal.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir Il y aurait 285 de ces autobus à la Société de transport de Montréal.

Les sociétés de transport en commun doivent immobiliser près de 600 autobus à travers le Québec en raison du constat d’un problème technique, a indiqué jeudi l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ).
 

Le manufacturier Nova Bus a demandé de procéder à une inspection rapide des autobus après avoir constaté un problème technique « touchant la servo-direction d’autobus hybrides livrés entre 2016 et 2019 aux neuf sociétés membres de l’ATUQ ».
 

Face à cette situation, les sociétés touchées ont dû remanier leur offre de service pour vendredi, a affirmé l’association par communiqué, invitant les usagers des transports en commun à consulter les sites Internet des sociétés.
 

Jeudi soir, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) confirmait qu’il y aurait un impact sur le service offert aux usagers, dès vendredi matin.
 

À Québec, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) disait retirer temporairement 81 autobus hybrides de la route, et indiquait qu’il pourrait y avoir « plusieurs départs annulés ».
 

Il y aurait 285 de ces autobus à la Société de transport de Montréal (STM). L’Outaouais, Laval, Trois-Rivières, Lévis, Saguenay et Sherbrooke sont aussi touchées.
 

Le retrait d’autobus de la route pourrait se faire sentir à Montréal, mais la mairesse Valérie Plante s’est voulue rassurante vendredi matin, en entrevue à Radio-Canada. « Il se pourrait que sur certaines lignes, il y ait des délais. Mais ce matin, la STM nous a rassurés en disant qu’il n’y aura pas d’impact majeur sur le réseau aujourd’hui », a-t-elle indiqué.
 

Le fournisseur devra toutefois rendre des comptes, selon elle : « Nova Bus va devoir s’expliquer sur le fait que des autobus, somme toute assez neufs, ont des problèmes majeurs comme ceux-là », a-t-elle dit.
 

La mairesse assure que les 300 autobus qui ont été récemment commandés par la STM ne sont pas du même modèle que les véhicules problématiques.

 

Vendredi matin, la Société de transport de Laval (STL) a quant à elle fait savoir que le service d’autobus serait maintenu à la normale, car des équipes à pied d’œuvre dès jeudi soir ont procédé à temps aux inspections nécessaires pour que ces autobus puissent assurer un service régulier et sécuritaire.
 

La «solution permanente» au problème a été identifiée par Nova Bus, mais le manufacturier ne dispose pas de toutes les pièces requises à court terme, a indiqué l’ATUQ. Les autobus problématiques devront donc faire l’objet de travaux temporaires dans les plus brefs délais afin qu’ils puissent rapidement assurer un service normal, ajoute-t-on.
 

«Les sociétés doivent faire tout le nécessaire afin de faire respecter les règles de sécurité de la SAAQ et immobiliser les bus problématiques devenait donc impératif», a affirmé Marc-André Varin, directeur général de l’ATUQ.