Des manifs d’importance variable dans le monde

La jeune Suédoise Greta Thunberg a appelé la jeunesse du monde entier à manifester et la jeunesse a répondu vendredi.

Des dizaines de milliers d’élèves et d’étudiants ont suivi le mot d’ordre du mouvement Youth for Climate et de l’adolescente militante. Des manifestations étaient organisées dans plus de 2000 villes de plus de 100 pays, en Inde comme en Islande, de l’Ukraine aux Philippines, en passant par l’Allemagne et les États-Unis.

Ce tour de la planète engagée a généré des rassemblements de toutes tailles, parfois quelques manifestants, parfois des milliers de personnes. Des gens de tous âges ont accompagné les jeunes.

Le média allemand Die Zeit rapportait sur son site que des enseignants de Potsdam, Freiburg, Düsseldorf ou encore Langwedel se sont mêlés aux étudiants en grève. Toutes les manifestations étaient appelées en après-midi, heure locale. Les marches ont donc eu lieu à la queue leu leu au fur et à mesure des sauts d’un fuseau horaire à l’autre.

Montréal a vraiment fait exception dans une classe supérieure. Même à Stockholm, où la mobilisatrice du jour Greta Thunberg menait la charge, le mouvement a attiré moins de gens que dans la métropole québécoise, probablement quelques milliers de personnes. Les autres rassemblements les plus populaires ont eu lieu en Europe. Les participants étaient quelques milliers à Varsovie, environ 20 000 à Berlin, autour de 30 000 dans les rues de Paris et environ 150 000 dans différentes régions de France.

Les slogans mobilisateurs semblaient rivaliser partout d’humour plus ou moins fin. Une pancarte franco-française implorait « Nique pas ma mer ! ». Une autre affirmait « On préfère sécher plutôt que griller ! », un clin d’oeil au séchage des cours. Une autre, encore aperçue à Paris, disait « Votre système est pire que ma moyenne en maths ».

Ils étaient quelques centaines de protestataires devant le Capitole à Washington, quelques dizaines sur le campus de l’Université Columbia de New York. Des pancartes évoquaient le Green New Deal, le projet des verts européens des années 2000 repris par les démocrates américains pour lancer un plan d’investissement dans les énergies décarbonnées pour lutter contre le réchauffement climatique.

Un « die-in » a été mis en scène devant le siège de l’ONU à New York. Une cinquantaine de jeunes se sont allongés, mimant la mort, pour réclamer une accélération des interventions en faveur de la protection de l’environnement.

Les médias ont fait la part belle à la couverture de l’événement mondial au fur et à mesure de son déroulement. Cette information a quand même été éclipsée par l’attentat meurtrier contre des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, mais aussi par le quatrième vendredi de mobilisation massive contre le régime en Algérie.

Consultez la suite du dossier