Quoi surveiller aujourd'hui?

  • La grève du jour: le climat

    La grève du jour: le climat

    C'est l'événement attendu depuis des semaines, annoncé par des manifestations un peu partout dans le monde chaque vendredi: la grève étudiante pour le climat. À l’appel de l’adolescente suédoise Greta Thunberg, des milliers de jeunes marcheront dans les rues sur tous les continents pour réclamer des dirigeants qu'ils s'activent pour lutter contre les changements climatiques, et ce, pas plus tard que maintenant.

    Au Québec, au moins 148 500 étudiants feront grève aujourd'hui pour participer au mouvement. À Montréal, le départ aura lieu à 13h au monument à George-Étienne Cartier, tandis qu'à Québec, le point de rassemblement sera l'hôtel de ville. Le mouvement sera aussi actif à Sherbrooke, Saguenay, Rimouski, Sept-Îles et Gaspé, notamment. Le but de tous ces étudiants du monde: se faire voir et entendre — surtout entendre.

  • La manif du jour: l'Algérie

    La manif du jour: l'Algérie

    Même si Abdelaziz Bouteflika a renoncé comme le lui demandait la rue à son cinquième mandat, les Algériens ne sont pas satisfaits pour autant que les élections soient reportées et le quatrième mandat du président, lui, allongé. De nouveaux appels à manifester ont été lancés dans tout le pays justement pour contester cette prolongation sine die.

    Cette journée de mobilisation sera décisive, puisqu'il s'agit du quatrième rassemblement traditionnel du vendredi, journée où les manifestants ont d'abord commencé, puis poursuivi la contestation. De son côté, le pouvoir tentait sans succès hier de calmer la rue et de convaincre les Algériens du bien-fondé de la décision du président.

  • Huit ans de guerre en Syrie

    Huit ans de guerre en Syrie

    Il y a huit ans aujourd'hui, le 15 mars 2011, débutait la guerre civile en Syrie. Des dizaines de personnes avaient alors manifesté aux cris de «liberté» à Damas, neuf jours après l'arrestation et la torture d'une quinzaine d'adolescents qui avaient peint des graffitis anti-régime à Deraa. Ces manifestations, qui s'étaient étendues, avaient été durement réprimées par le régime. Le brasier commençait.

    Jusqu'à présent, le conflit a fait plus de 360 000 morts, des destructions estimées à 400 milliards de dollars et plus de 13 millions de déplacés et de réfugiés. Si le groupe État islamique est sur le point de s'effondrer, la guerre, elle, est devenue plus complexe qu'à ses débuts, étant donné le nombre d'acteurs étrangers impliqués dans le conflit. Et le tiers du territoire syrien échappe toujours au contrôle de Bachar al-Assad.