Le docteur Gilles Julien s’excuse auprès des employés de sa Fondation

Le docteur Gilles Julien
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le docteur Gilles Julien

Le docteur Gilles Julien présente des excuses à tous les employés actuels et anciens de sa Fondation pour ses propos et le fait que ceux-ci auraient pu laisser transparaître un certain manque d’empathie de sa part.

De son côté, la Fondation annonce que le Dr Julien demeurera président du conseil d’administration, mais cessera d’en assumer sa direction générale, qui sera confiée à Paul Bouthillier, l’actuel directeur des finances et de l’administration de la Fondation.

Le docteur Julien, apôtre de la pédiatrie sociale à Montréal, a fait l’objet d’une dénonciation de la part de plusieurs ex-employés qui, sous le couvert de l’anonymat, ont confié au quotidien La Presse avoir été victimes d’intimidation de la part du pédiatre et de son épouse, Hélène Sioui Trudel, qui était directrice générale de la Fondation jusqu’à sa démission, il y a un peu moins d’un an.

Ces ex-employés parlaient d’un climat de travail toxique qu’ils imputaient au docteur Julien et à son épouse.

Lundi, soit le jour de la publication de l’article de La Presse, le médecin reconnaissait dans un communiqué que son organisme avait « effectivement vécu une situation très difficile durant quelques mois en 2018 », ajoutant toutefois « qu’il n’y a pas eu d’intimidation » et que « la crise tournait autour d’un désaccord sur les nouvelles orientations que devait prendre la Fondation ».

Mercredi, dans un nouveau communiqué, le docteur Julien a offert un message à l’intention de « tous les employés, présents et passés, bénévoles, partenaires et donateurs », dans lequel il dit s’excuser pour ses « maladresses et pour ce qui a été perçu comme un manque de compassion et d’introspection » de sa part.

Il dit regretter que, par ses déclarations publiques, il ait « pu paraître insensible aux souffrances ou à la détresse ressentie par des employés, actuels et anciens, et d’avoir semblé non reconnaissant face à leur dévouement ».

Le communiqué comprend également un message de Mme Trudel, qui se dit également « désolée que certains de [ses] propos rapportés dans les médias aient pu blesser certains des employés d’hier et d’aujourd’hui ».

Invoquant sa volonté de « protéger la Fondation », elle dit reconnaître que « certaines décisions prises à cet égard aient pu choquer ou susciter des inquiétudes » et ajoute qu’elle est « vraiment navrée de ne pas avoir été capable de rassurer ces employés » auxquels elle présente ses excuses.