Alexandre Bissonnette conteste sa sentence en appel

Alexandre Bissonnette a été condamné à peine minimale de 40 ans sans possibilité de libération conditionnelle. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Alexandre Bissonnette a été condamné à peine minimale de 40 ans sans possibilité de libération conditionnelle. 

Alexandre Bissonnette porte en appel la sentence qui lui a été imposée pour la tuerie commise à la grande mosquée de Québec. Le juge François Huot l’avait condamné à une peine minimale de 40 ans sans possibilité de libération conditionnelle.

Le greffe de la Cour d’appel a reçu la demande vendredi après-midi. Les avocats d’Alexandre Bissonnette avaient jusqu’à lundi pour contester la sentence imposée le 8 février dernier.

Lors de l’imposition de la sentence, les proches des victimes et les représentants de la mosquée avaient laissé entendre qu’ils pourraient eux aussi contester la peine, trop clémente à leurs yeux.

Quoiqu’inférieure aux 150 ans demandés par la Couronne, la peine imposée à Alexandre Bissonnette est la plus sévère à avoir été imposée au Québec.

En condamnant l’homme de 29 ans à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant 40 ans, le juge François Huot s’était positionné entre la défense — qui demandait seulement 25 ans — et la Couronne, qui réclamait 150 ans.

Pour imposer une peine de 40 ans, le juge François Huot avait dû modifier la loi — une procédure très rare. La loi ne lui permettait d’imposer une peine que par blocs de 25 ans, ce qu’il estimait inconstitutionnel.

Le soir du 29 janvier 2017, Alexandre Bissonnette s’est présenté armé à la grande mosquée de Québec, vers 19 h 50, après la dernière des cinq prières quotidiennes musulmanes. L’homme de 27 ans a ouvert le feu sur une dizaine de fidèles, tuant six personnes et en blessant d’autres.