Gilbert Rozon demande plus de temps pour étudier la preuve contre lui

Gilbert Rozon, en janvier dernier, alors qu'il s’était présenté dans les bureaux du SPVM pour se livrer à la prise d’empreintes digitales
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Gilbert Rozon, en janvier dernier, alors qu'il s’était présenté dans les bureaux du SPVM pour se livrer à la prise d’empreintes digitales

Tandis que des femmes étaient réunies devant le palais de justice de Montréal pour dénoncer les agissements de Gilbert Rozon, l’ancien magnat de l’humour a demandé au tribunal plus de temps pour étudier la preuve contre lui dans un dossier de viol.

Le retour de M. Rozon devant le tribunal coïncidait ironiquement avec la date de la Journée internationale des femmes. Le fondateur de Juste pour rire a laissé vendredi une fois de plus son avocat, Me Pierre Poupart, le représenter.

Accusé de viol et d’attentat à la pudeur, Gilbert Rozon a demandé un délai supplémentaire pour continuer à étudier la preuve amassée contre lui. La prochaine audience est prévue le 25 avril prochain.

« L’accusé a demandé un délai supplémentaire d’environ un mois pour continuer à étudier la preuve dans le dossier. Il a renoncé aux délais entre aujourd’hui et la prochaine audience, ce qui est son droit. C’est le genre de chose qu’on voit souvent, ce n’est pas quelque chose d’inhabituel dans un dossier comme celui-là », a expliqué le procureur de la Couronne, Me Bruno Ménard.

M. Rozon est accusé de viol et d’attentat à la pudeur pour des gestes qu’il aurait commis il y a 39 ans, alors qu’il était âgé de 24 ans. Selon l’acte de dénonciation déposé en décembre dernier, les événements se seraient produits entre le 1er juin et le 21 septembre 1979 à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

Rappelons que c’est Me Poupart qui a défendu M. Rozon en 1998 lorsqu’il a plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle sur une femme de 19 ans au manoir Rouville-Campbell à Mont-Saint-Hilaire. M. Rozon avait ensuite obtenu une absolution inconditionnelle.

M. Rozon est également visé par une action collective intentée par les Courageuses, un groupe d’une vingtaine de victimes présumées. Celles-ci lui réclament 10 millions en dommages punitifs seulement.

M. Rozon, qui réfute les allégations d’agressions et de harcèlement sexuels, a obtenu en août dernier le feu vert du plus haut tribunal de la province pour contester l’autorisation de cette action collective.