Le refuge des prêtres abuseurs

Pendant des décennies, des prêtres québécois ayant agressé sexuellement des enfants ont été envoyés « réfléchir à leurs péchés » quelques jours dans plusieurs monastères québécois ou dans un nouveau diocèse. Puis, à mesure que l’Église a pris conscience de la gravité des gestes, ils ont été dirigés vers l’Institut Southdown, au nord de Toronto, un centre de santé mentale destiné aux seuls membres du clergé.

En marge du sommet sur les abus sexuels qui aura lieu au Vatican la semaine prochaine, Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) de 2013 à 2015, accepte de lever le voile sur les pratiques de l’Église catholique au Québec.Il confirme que plusieurs ecclésiastiques québécois ont séjourné dans ce qui était autrefois appelé le centre de traitement Southdown en Ontario. Ces informations ont été corroborées par plusieurs membres du clergé québécois.

L’existence de ce centre a été dévoilée au grand jour l’été dernier lors de la publication du rapport d’un grand jury de la Pennsylvanie. Le rapport révélait que c’est à Southdown qu’ont été traités certains des 300 prêtres prédateurs ayant agressé plus de 1000 enfants depuis les années 1940 dans cet État du nord des États-Unis.

En une cinquantaine d’années, plus de 5000 religieux et religieuses ont été traités à Southdown pour différents troubles de santé mentale. On ignore combien l’ont été pour des cas d’abus sexuels. La moitié d’entre eux sont Canadiens, alors que les autres proviennent de l’extérieur du pays, précise Dorothy Heiderscheit, ancienne présidente-directrice générale et aujourd’hui porte-parole de l’institut. Cette dernière assure que l’existence du centre fondé en 1966 n’a jamais été tenue secrète et que l’institut, indépendant de l’Église catholique, a toujours oeuvré à faire connaître ses services.

L’envoi des prêtres vers cet établissement pour les questions d’abus sexuels s’est fait à mesure que l’Église a « saisi la profondeur du problème » et a « pris conscience de la dimension psychologique », explique Mgr Durocher.

Rebaptisé Institut Southdown et déplacé à East Gwillimbury, à 50 kilomètres de Toronto, cet institut accueille encore aujourd’hui des religieux et des religieuses souffrant de dérives sexuelles, mais aussi de dépression, d’anxiété ou d’autres problèmes de santé mentale. Dans ce seul centre du genre au Canada, des séjours de traitement de 14 semaines sont offerts. En plus d’un suivi psychologique et psychiatrique réalisé par des professionnels, un accompagnement spirituel est aussi proposé, précise Dorothy Heiderscheit.

Envoyés en retraite de prière

Mais jusque dans les années 1980, une retraite de prière était souvent proposée aux membres du clergé qui avaient agressé des enfants, explique Mgr Durocher. L’abuseur était invité à s’exiler, pendant quelques jours, dans un monastère ou un sanctuaire pour faire pénitence, réfléchir à ses torts et s’engager à ne plus recommencer.

« Les monastères les recevaient, mais ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. C’était quelqu’un qui venait passer du temps en prière », comme le font régulièrement des membres du clergé, soutient Mgr Durocher. Aucun encadrement psychologique n’était offert. Plusieurs monastères et abbayes du Québec ont ainsi accueilli, sans le savoir, des prêtres pédophiles. Près d’une dizaine de lieux de prière ont ainsi été cités par Mgr Durocher.

Le père Dominique Minier, responsable de l’accueil des visiteurs à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, reconnaît « avoir entendu dire » que des prêtres abuseurs ont pu séjourner à son abbaye. Aucun registre ne permet de savoir qui a transité par l’abbaye à l’époque, dit-il. Les séjours de prière y durent généralement quatre jours.

« C’est impossible à savoir. Je ne peux ni l’infirmer ni le confirmer. Mais c’est tout à fait possible », souligne André Barbeau, père abbé de l’abbaye Val Notre-Dame, autrefois l’abbaye d’Oka, où des séjours de prière de trois jours sont offerts. « Les retraitants n’avaient pas de contact avec la communauté. On n’a pas de moyens de savoir pourquoi ils venaient », dit-il.

Un péché plutôt qu’un crime

Jusque dans les années 1980, les agressions sexuelles commises sur des mineurs étaient vues comme un « péché », une faute morale à corriger, au même titre qu’un problème de jeu ou un penchant pour l’alcool. « On vous demandait de faire amende honorable, on vous mettait dans une autre paroisse et on vous donnait une nouvelle chance », explique Karlijn Demasure, directrice exécutive du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université pontificale grégorienne de Rome et spécialiste des abus sexuels commis sur des enfants au sein de l’Église catholique.

L’occasion parfaite pour plusieurs de ces prêtres pédophiles de récidiver, multipliant le nombre de jeunes victimes. « On reconnaît aujourd’hui que c’était une erreur énorme qui était faite à l’époque », souligne Mgr Durocher.

Celui-ci explique qu’aujourd’hui toute allégation d’abus sexuel sur une personne mineure est déférée à un corps policier. Des prêtres sont encore envoyés à l’Institut Southdown dans certains cas, par exemple dans l’attente d’un procès ou lorsqu’aucune plainte n’est déposée.

Un traitement en anglais

Ainsi, des prêtres québécois maîtrisant suffisamment l’anglais sont toujours envoyés à Southdown.Les rencontres de groupe, partie intégrante du traitement, ne se déroulent qu’en anglais. Certaines rencontres personnalisées y sont offertes en français. Au terme du traitement, les patients retournent dans leurs communautés, où des soins continus sont offerts pendant un maximum de cinq ans. Ce suivi s’étirait autrefois sur 18 mois au maximum.

Tant le diocèse de Montréal que celui de Québec ont indiqué au Devoir que les ecclésiastiques québécois qui parlent peu l’anglais sont plutôt envoyés dans des centres ouverts à l’ensemble des citoyens.

Enquête sur un ambassadeur du Vatican en France

L’ambassadeur du Vatican en France, Mgr Luigi Ventura, un prélat italien de 74 ans, est visé par une enquête pour « agressions sexuelles » sur un jeune fonctionnaire de la mairie de Paris.

 

Cette affaire intervient sur fond de multiples scandales de sévices sexuels touchant dans de nombreux pays l’Église catholique et entachant sa crédibilité.

 

L’enquête a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, celle-ci ayant ainsi confirmé une information du journal Le Monde.

 

La mairie de Paris avait signalé la veille au parquet qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés de MgrVentura, le nonce apostolique, au cours d’une cérémonie à l’hôtel de ville le 17 janvier.

 

«Il y a eu un incident lors des voeux [de Nouvel An] aux autorités diplomatiques et rapidement la décision a été prise de le signaler au procureur de la République», a déclaré Me Patrick Klugman, le maire adjoint chargé des relations internationales.

 

«Lors de ces voeux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d’attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin », a appris l’AFP dans l’entourage de la mairie.

 

L’homme d’une trentaine d’années en a fait part à sa hiérarchie. Il travaille à la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la mairie.

 

À Rome, le Saint-Siège a fait savoir qu’il avait appris l’ouverture de l’enquête. Il «attend les conclusions de l’enquête », a déclaré le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti. Compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l’immunité diplomatique

10 commentaires

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Le refuge des prêtres abuseurs

Le refuge des prêtres abuseurs

Les ecclésiastiques déviants ont longtemps expié leurs péchés par la seule prière, avant qu’on ne les dirige vers un...

  • Maître Alain Rioux - Inscrit 16 février 2019 02 h 30

    Cathophobie...

    Alors qu'aux U.S.A, on dénonce allègrement: RABBINS pédophiles, entraîneurs, enseignants, cinéastes, politiciens, imans, curés ou pasteurs, entre autres, les médias québécois s'acharnent systématiquement contre le seul clergé papiste. Certes, je suis protestant et ce n'est pas pour me déplaire. Néanmoins, l'honnêteté intellectuelle rechigne à cette campagne orchestrée de dénigrement, contre une seule collectivité. La mémoire et l'identité québécoises méritent mieux que cette cathophobie organisée...

    • Gaston Bourdages - Abonné 16 février 2019 13 h 59

      Merci maître Rioux pour votre compatissante ouverture d'esprit, de coeur voire même d'âme à l'endroit de ce qui se veut catholicisme..
      Je fais modestement partie de cette Église « Cathophobiée »
      Dans le très violent orage que subit actuellement l'institution, je me console avec et par la présence du pape François et par la façon dont certains prêtres vivent et assument les messages du Christ.
      À l'espérance je souscris et l'espérance je nourris là où cela m'est possible.
      Mes respects,
      Gaston Bourdages

  • Denis Paquette - Abonné 16 février 2019 06 h 40

    et oui une élite fourbe et confortable, est ce, ce que le Christ a enseigné , ou n'est ce pas plutot une élite qui s' est appropriée le message

    L'église aurait-elle errée en ce qui concerne les prêtes célibataires et les voeux d'abstinance , la vie aurait elle tout simplement rattraper l'église , dans sa quête de pureté , peut être y a-t-il une limite a vouloir de prendre pour un ange, n'y a -il pas un adage qui dit que celui qui veut se prendre pour un ange a de forte chance de devenir le diable, en fait l'église est elle aussi sainte qu'elle veut nous faire croirene représente t-elle pas ce que l'humanité a plus tordu, une élite qui abuse des pauvres gens, dans mon pays les prêtes et les curés représentent a peu pres de ce qu'il y a de plus confortable

    • Gaston Bourdages - Abonné 16 février 2019 13 h 48

      Merci pour votre invitation monsieur Paquette à regarder sous un autre angle.
      Si peu féru en histoire, je me suis tout de même demandé si nous n'étions pas, dans une certaine mesure, à reproduire un type d'Église du genre de celui des Borgia, pape François exclus ? L'instiution Église ne semble pas avoir échappé au courant « libérateur ». Érosion des valeurs, élasticité des consciences, difficultés de mettre, le plus possible, en pratique le message du Christ.
      Oui, il y a LE message et oui aussi il y a les messagers.
      Tout un job que celui de mettre en pratique ce que le Christ a enseigné et communique encore !
      L'Église institution en arrache avec plusieurs de ses modèles qui se retrouvent dans la boue de la perversité.
      La frontière entre la vertu et le vice étant si mince....
      Puis, lorsque la recherche indue de la vertu débouche sur le vice.
      Un rappel des messages du Christ m'apparaît si pertinent, si seyant.
      Sans prétention,
      Gaston Bourdages

  • Gaston Bourdages - Abonné 16 février 2019 09 h 05

    Tout un dossier que celui de vos quatre articles mesdames...

    Boutros, Paré et Pinéda. Quelles recherches effectuées ! Puissiez-vous en être remerciés.
    Tout au long de ma lecture de votre travail, une réflexion, en particulier m'a turlupiné. C'est en tout premier lieu une question de sexualité mal assumée. Une saine pratique de sexualité ne conduit pas, à ce que j'en sais, à de telles dérives.
    La Bête dans l'Homme ( l'être humain ) existe.
    Le vice est toujours dans le vestibule de la vertu. Un vice en attente qu'une brèche s'ouvre question d'y mettre le pied.
    Et si la voie ( voix ) de la prêtrise a aussi servi de ( puissiez-vous m'excuser l'utilisation de cet anglicisme ) de « cover-up » à une sexualité mal assumée ?
    Cette rencontre papale coïncidera avec la sortie d'un volume chez Laffont ce 21 février. L'auteur Frédéric Martel a intitulé son ouvrage « Sodoma » Le lien : https://www.nouvelobs.com/societe/20190213.OBS0157/sodoma-l-enquete-sur-l-omnipresence-des-homosexuels-au-sommet-de-l-eglise.html
    Un jour que j'échangeais avec un ami prêtre, aujourd'hui décédé, je lui ai demandé comment il avait assumé sa sexualité ? Sa réponse brève : « J'en ai arraché...y a une femme qui a couru après moi pendant des années » Je n'ai pas insisté.
    Peut-être en sommes-nous rendus à faire le choix d'un procès de la sexualité et sur la sexualité.
    La questionner, la remettre en question, lui trouver ses sens profonds, ses pièges, ses possibles dérives avec une question oui embêtante, dérangeante : « Pourquoi est-ce que dans ma sexualité j'agis de la sorte ? » ou encore : « Est-ce que ma sexualité et les pratiques que j'en fais sont saines ? »
    Oui, « ça » vient chercher loin, profond au coeur de ma personne.
    Et si la sexualité était aussi une affaire de dignité ?
    Impossible ici de conclure sans penser à toutes ces victimes mineurs et majeures. Victimes dont la dignité a étébafouée, écrasée, meurtrie. En dernier lieu, penser aux auteurs.es.
    Et si la prière pouvait y être de quelque utilité, pourquoi pas ?
    Gaston Bourdages,

    • Gilbert Talbot - Abonné 17 février 2019 07 h 19

      Il y a beaucoup de questions sans réponse dans votre texte, M. Bourdages. Je vais tenté bien humblement de vous donner les miennes:
      1. La prêtrise à-t-elle servie de cover-up à une sexualité mal assumée? Je répondrais: pas seulement la prêtrise mais tout l'enseignement de l'Église démontre une sexualité dévoyée. L'Église s'oppose à la contraception, à l'homosexualité, à permettre le mariage à ses prêtres et à ce que des femmes soient ordonnées prêtres.
      2. Doit-on faire le procès de la sexualité? Quel détournement de la question alors que c'est uniquement la pédophilie qui est au coeur des procès.
      3. La sexualité une affaire de dignité?
      Oui de dignité personnelle, quand je l'assume pleinement, sans honte et sans cachotterie, ce que trop souvent le magistère de l'Église nous a trop souvent obligé à faire, en traitant par exemple la masturbation de péché, en interdisant toute relation sexuelle avant le mariage ou en s'opposant au port du condon.
      4. La prière y pourrait-elle quelque chose? Je répondrais oui, si j'étais encore croyant: la prière pour ces victimes des gestes honteux posés contre elles. Prier pour ces religieux enfermé dans une sexualité perverse. Prière pour l'Église qui n'arrive pas à trouver la lumière dans les ténèbres de ce vice, qui la .
      Mais voilà, je ne suis plus croyant, M. Bourdages. Trop de ces scandales ont ébranlé ma foi. Aujourd'hui je cherche la Lumière dans la méditation silencieuse et la justice dans des tribunaux humains.

    • Gaston Bourdages - Abonné 17 février 2019 14 h 47

      Merci monsieur Talbot. J'ai apprécié vous lire, votre franchise. Celle appuyée sur certaines de vos expériences de religion et de spiritualité. À la couleur de mes cheveux j'ai aussi vécu et expérimenté ces étapes culpabilisantes d'une « sorte » d'Église. Pendant des décennies j'ai fui voire contourné l'institution jusqu'au jour où j'ai été mis en présence plus encore confronté avec le besoin de croire. Pas à la Karl Max avec l'opium mais un besoin viscéral de croire. J'ai « hurlé » pour exprimer mon besoin. En ce qui me concerne, il y a le ( s ) message (s ) du Christ et ces Hommes de l'Institution qu'Église qui en font , je dirais, la promotion. Vous avez vu le documentaire d'un monsieur Tremblay « Heureux naufrage » ? Je navigue, partiellement, dans ces eaux.
      Concernant vos réponses.
      1 ) Une ou des réponses à chacun des items que vous abordez demandent plus que quelques lignes. Concernant l'homoxualité, il y a cet ouvrage qui sera publié jeudi, volume appelé « Sodoma »
      2) Vous avez raison. J'ai très élargi le crime de pédophilie à un questionnement de société. Telle interrogation j'aurais dû faire ailleurs.
      3 ) Vous soulevez avec justesse 3 autres points dont les réponses exigent plus,une autre fois que quelques lignes.
      4 ) UneDes questions me sont montées en lisant votre réponse. Faut-il être croyant pour prier ? Est-ce que le fait de prier est « réservé » aux seuls croyants ? Si au départ, je croyais à l'existence d'un plus grand que moi, j'aurais au moins une base pour faire un exercice de prière.
      Je suis croyant, je fais partie de l'Institution et je prie des gens de s'abstenir de me voir comme un modèle....mes pieds sont d'argile.
      J'ai aimé vous lire monsieur Talbot. Vous m'avez fait du bien.
      Mes respects,
      Gaston Bourdages

  • Yvon Bureau - Abonné 16 février 2019 10 h 48

    Qu'ils SEXEcommunient!

    Que les religieux reconnus coupables de pédophilie, péché impardonnable, qu'ils s'excommunient.
    S'ils ne le font pas, que l'Église les excommunient.

    Quant aux autres péchés. le pardon mérite souvent d'être honoré.

    Sans ces excommunications, volontaires ou pas, et au plus tôt, au plus tard avant la fin de 2020, l'Église coulera. Elle est déjà si enfoncée...

    • Gaston Bourdages - Abonné 16 février 2019 13 h 32

      En désaccord je suis avec vous monsieur Bureau concernant l'impardonnabilité de ce crime. Oui, la pédophilie pardonnable mais avec un tel prix. Vous connaissez le processus de justice réparatrice ? Mécanisme mettant en présence auteurs.es et victimes d'un délit apparenté. Des gens très soigneusement encadrés par des femmes et des hommes habilités à accompagner. Il existe même un pénitencier au Québec qui offre ce processus de rencontre entre, pour exemple, un violeur et SA victime, ce qui est appelé un face à face. Pour celles et ceux désirant avoir recours à la démarche de pardon, c'est possible. Force est de reconnaître que cette démarche est à hautes teneurs spirituelles en plus d'être très exigeante aux plans émotionnels et rationnels. S'il est vrai que certains pardons sont inhumains, peut-on ici avancer qu'ils sont d'ordre divin ?
      Personnellement j'y crois et j'ai des raisons expérimentées pour y croire.
      Mes respects.
      Toujours nourrissant exercice que celui de vous lire.
      Gaston Bourdages

  • Philippe Mérel - Inscrit 16 février 2019 13 h 22

    Gardons la Foi

    Comme Catholiques, notre défi est de garder la Foi malgré tous ces scandales. L'Église a déjà connu des crises au long de sa longue histoires: schismes, Papes immoraux, anti Papes et autres. L'enseignement du Christ, transmis par l'Église catholique (son église, celle qu'il a fondée) survit. «Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise; et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.» Matthieu 16,18