Le dossier d’Éric Salvail, accusé d'agression sexuelle, de retour devant la justice

À ce stade-ci des procédures, Éric Salvail n’avait pas à être lui-même sur place, il a donc choisi d’être représenté par son avocat, Michel Massicotte.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir À ce stade-ci des procédures, Éric Salvail n’avait pas à être lui-même sur place, il a donc choisi d’être représenté par son avocat, Michel Massicotte.

Accusé d’agression sexuelle, harcèlement et séquestration, Éric Salvail était absent vendredi à sa comparution au palais de justice de Montréal. L’ancien producteur et animateur a laissé son avocat le représenter à cette première audience.
 

M. Salvail a été arrêté le 15 janvier pour répondre à des accusations concernant des événements qui se seraient déroulés entre le 1er avril et le 30 novembre 1993. L’identité de la victime, désignée par les initiales D.D., demeure confidentielle.
 

L’acte d’accusation indique qu’il a « agi à l’égard de D.D. dans l’intention de le harceler ou sans se soucier qu’il se sente harcelé », ceci « ayant pour effet de lui faire raisonnablement craindre pour sa sécurité ». Il l’a aussi « séquestré, emprisonné ou saisi de force ».
 

À ce stade-ci des procédures, l'ancien animateur de 49 ans n’avait pas à être lui-même sur place, il a donc choisi d’être représenté par son avocat, Me Michel Massicotte. M. Salvail n'avait pas non plus à enregistrer de plaidoyer. Lors de l'audience, qui a duré moins de cinq minutes, son avocat a toutefois laissé entend qu'il plaidera non coupable. Me Massicotte a indiqué qu’une demande de preuve additionnelle sera envoyée à la poursuite.
 

D'ici la prochaine audience, prévue le 27 mars, M. Salvail doit respecter une série de conditions a indiqué la procureure de la Couronne, Me Amélie Rivard. 
 

« Il ne peut pas communiquer avec le plaignant, se trouver dans tout lieu d'étude, de travail ou de résidence du plaignant dans le dossier », a indiqué Me Rivard.
 

Elle a confirmé qu'aucune condition ne lui interdit de voyager à l'extérieur du pays. 
 

À l’automne 2017, Éric Salvail avait brusquement quitté la sphère médiatique québécoise après des allégations d’inconduite sexuelle révélées par La Presse +.