Registre des armes: les Autochtones auraient voulu être consultés

Québec aurait gagné à consulter les communautés autochtones à propos du registre des armes à feu afin de trouver des « mesures d’accommodement » permettant aux Premières Nations de poursuivre leurs activités de subsistance loin de cette nouvelle contrainte législative inadaptée et « paternaliste ». C’est ce qu’affirme le chef de la nation naskapie de Kawawachikamach, Noah Swappie, une communauté située au nord de Schefferville, dans une lettre adressée au Devoir. Selon lui, « l’effort demandé par le gouvernement [pour se conformer aux règles d’immatriculation des armes d’épaule] risque […] de mettre des membres de notre nation dans une situation difficile face à la loi », écrit-il en évoquant un registre qui « répond à des enjeux urbains de criminalité » et qui, appliqué aux Autochtones, est une « intervention dans [leur] mode de vie » qui « semble très paternaliste ».