L’homme qui avait apostrophé Trudeau lors de la Saint-Jean-Baptiste ne fait plus face à la justice

Mathieu Brien devra respecter une condition et ne pas communiquer avec M. Trudeau, sauf pour des motifs politiques.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Mathieu Brien devra respecter une condition et ne pas communiquer avec M. Trudeau, sauf pour des motifs politiques.

Les accusations d’entrave à un agent de la paix contre l’homme qui avait apostrophé le premier ministre Justin Trudeau lors d’une fête de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal viennent d’être retirées.

« C’est une belle grande victoire pour la liberté d’expression », a lancé Matthieu Brien à sa sortie du palais de justice jeudi.

Le Montréalais avait interpellé M. Trudeau lors de la fête nationale au parc Jarry le 23 juin 2018. Son altercation avec le premier ministre avait fait le tour des réseaux sociaux. Il avait ensuite été arrêté par des policiers à vélo, puis détenu.

« Ta fête [du Canada], ce n’est pas la semaine prochaine ? » avait-il lancé au premier ministre fédéral. « Je suis ici chez moi, l’intolérance n’a pas sa place », avait répliqué M. Trudeau.

M. Brien devra respecter une condition et ne pas communiquer avec M. Trudeau, sauf pour des motifs politiques. L’homme entend d’ailleurs débattre prochainement avec M. Trudeau puisqu’il veut porter les couleurs du Bloc québécois et se présenter contre le premier ministre dans la circonscription de Papineau.

« Je suis capable de débattre très très calmement. À la Saint-Jean, c’était un peu une exception à la règle, l’émotion m’avait emporté, mais je ne suis pas comme ça à l’année. Au contraire, je suis capable de discuter de façon posée », a-t-il assuré.