L’ex-directeur de l’École des métiers de la construction arrêté par l’UPAC

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

L’ancien directeur de l’École des métiers de la construction de Montréal (EMC), Alain Prud’homme, et trois fournisseurs de l’établissement ont été arrêtés mercredi matin par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Ils feront face à des accusations dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées fraudes et abus de confiance, a confirmé au Devoir Mathieu Delisle, porte-parole de l’UPAC.

Les trois fournisseurs de l’EMC arrêtés par les enquêteurs de l’UPAC sont Enrico Di Paola, Mathieu Therrien et Modesto Abella, a indiqué M. Delisle.

Selon ce que Le Devoir a appris, les enquêteurs avaient fait une perquisition au bureau du directeur de l’École des métiers de la construction, rue Parthenais, au cours de l’année 2017. Ils avaient notamment saisi son ordinateur.

Alain Prud’homme avait remis sa démission. Son successeur, Mario Bilodeau, a été nommé le 27 octobre 2017. Il est entré en fonction le 10 octobre 2017, indique une résolution du conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). L’échelle salariale prévoyait alors une rémunération variant entre 94 491 $ et 125 989 $.

Enquête interne

La commission scolaire a déclenché une enquête interne sur cette affaire. Elle a refusé de remettre le rapport d’enquête au Devoir, qui a fait une demande en vertu de la Loi sur l’accès aux documents et à la protection des renseignements personnels le 8 janvier 2018.

« En effet, la divulgation des renseignements du rapport d’audit serait susceptible, notamment, d’entraver le déroulement d’une opération de vérification, de révéler un programme ou un plan d’activité de vérification ou de révéler une source confidentielle d’information (article 41 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements) », a répondu la CSDM au Devoir le 31 janvier 2018.

« De plus, l’ensemble du rapport d’audit interne mène à une recommandation qui n’a pas à être communiquée avant 10 ans tel qu’indiqué à l’article 37 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements », avait précisé la commission scolaire.