Une Sherbrookoise portée disparue au Burkina Faso depuis 3 semaines

Édith Blais, 34 ans, et son ami Luca Tacchetto, 30 ans
Photo: Tirée de la page Facebook d'Édith Blais Édith Blais, 34 ans, et son ami Luca Tacchetto, 30 ans

Une Sherbrookoise et son compagnon de voyage italien manquent à l’appel depuis trois semaines dans le nord-ouest de l’Afrique.
 

Édith Blais et son ami Luca Tacchetto, tous deux âgés de la trentaine, voyageaient en voiture au Burkina Faso lorsqu’on a perdu leur trace. Ils semblent avoir disparu entre la capitale, Ouagadougou, et Bobo-Dioulasso, la deuxième ville en importance au pays.

Les proches de la jeune femme sont sans nouvelles depuis le 15 décembre. Elle avait alors publié des photos de son périple sur les réseaux sociaux.
 

« Elle communiquait avec nous tous les deux ou trois jours », explique sa soeur.

« Puis abruptement, il n’y a plus de communication avec personne. Il n’y a pas de transaction financière non plus à partir du compte d’Édith depuis le 11 décembre », s’alarme Mélanie Bergeron Blais.
 

Le tandem devait se rendre au Togo afin de prendre part à un projet de reforestation, en passant par le Ghana.
 

Sur son site destiné aux voyageurs, le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage non essentiel au Burkina Faso en raison de la menace terroriste. Il déconseille aussi tout voyage à proximité des frontières avec le Mali, le Bénin et le Togo, également à cause du terrorisme et des risques d’enlèvement.
 

Mélanie Bergeron Blais dit toutefois ne pas s’être inquiétée outre mesure pour sa soeur cadette jusqu’à tout récemment.
 

« Avant, on lui a laissé beaucoup de’lousse’en se disant qu’elle est une voyageuse un peu bohème, que ça se peut qu’elle ne donne pas de nouvelles pendant quelques jours, raconte-t-elle. C’est plus à partir du 29 et du 30 décembre qu’on a commencé à se dire que ce n’est vraiment pas normal. »
 

La famille multiplie maintenant les entrevues avec les médias et sollicite l’aide de ressortissants québécois établis sur le continent africain.
 

En entrevue sur les ondes du 98,5 FM, la mère d’Édith Blais a dénoncé le manque de suivi du gouvernement canadien.
 

« J’appelle les Affaires étrangères aux deux jours et ils n’ont jamais de nouvelles. Il n’y a rien qui bouge », s’est désolée Jocelyne Bergeron.
 

Dans une déclaration transmise par courriel à La Presse canadienne, Affaires mondiales Canada a confirmé la disparition d’un citoyen canadien au Burkina Faso et s’est dit en contact avec les autorités locales pour amasser plus d’information.
 

La ministre fédéral du Développement international et députée de la région, Marie-Claude Bibeau, a écrit sur Twitter que les autorités canadiennes « faisaient tout sur le terrain pour recueillir l’information pertinente, en étroite collaboration avec les autorités du Burkina Faso ».
 

« Mes pensées sont avec les proches qui vivent un moment extrêmement difficile », a-t-elle ajouté.

 

Selon Mélanie Bergeron Blais, ce sont les autorités italiennes qui ont appris que le duo de voyageurs aguerris n’avait soumis aucune demande de visa et n’aurait donc vraisemblablement pas quitté le Burkina Faso.
 

« Ils sont complètement disparus dans le néant », s’affole-t-elle.