Les citations de l’année 2018

Illustration: Le Devoir

L’année 2018 a vu bon nombre de personnalités québécoises de tous les milieux s’exprimer publiquement ou en entrevue, donnant parfois des citations qui ont fait sourire ou soulevé des discussions. En voici quelques-unes.

« Je suis en réserve de la république. »

Pierre Karl Péladeau, le 23 janvier, à l’émission « Médium Large », à la radio de Radio-Canada. L’ex-chef du Parti québécois laissait ainsi entendre qu’il ne fermait pas la porte à un éventuel retour en politique, à quelques mois des élections provinciales. Ce retour quasi annoncé n’a toutefois pas eu lieu en 2018.


 

« Évaluer mon plan aujourd’hui devant tout le monde, c’est pas la chose idéale à faire parce que j’ai des collègues qui écoutent, mais je sais où on s’en va et les changements nécessaires et on va travailler dans ce but-là. »

— Marc Bergevin, le 19 mars. Le directeur général du Canadien de Montréal avait déclaré qu’il avait « une vision » pour l’équipe, qui a été exclue des séries en 2018.


 
 

« Pour le renouveau, ça prend de la continuité. »

Philippe Couillard, le 15 juin. Celui qui était premier ministre du Québec s’exprimait ainsi au dernier jour de la session parlementaire avant la pause estivale, à l’aube du déclenchement des élections provinciales qui ont finalement couronné son rival François Legault.


 

« Je savais que mon saut en politique allait marquer l’histoire. »

— Gertrude Bourdon, le 29 août, en entrevue avec Alain Gravel à la radio de Radio-Canada. Mme Bourdon avait eu des échanges avec la Coalition avenir Québec avant de finalement opter pour se porter candidate libérale dans la circonscription de Jean-Lesage à l’élection provinciale. L’ex-patronne du CHU de Québec-Université Laval est arrivée troisième dans la circonscription, derrière le candidat solidaire Sol Zanetti et la caquiste Christiane Gamache.


 

« Peut-être que je n’aurais pas gagné “Génies en herbes” hier. »

— François Legault, le 16 septembre. La veille, le chef caquiste avait eu de la difficulté à répondre à des questions sur l’immigration posées par des journalistes qui couvraient sa campagne électorale.


 
 

« Je n’ai pas un sou à l’extérieur du Québec. J’en ai à peine assez pour mes prochaines années. »

— Philippe Couillard, le 25 septembre. Il répondait aux propos de son rival caquiste François Legault, qui l’accusait d’avoir toujours de l’argent à l’étranger.


 
 

« Éloignez de moi ce calice. »

Jean-François Lisée, le 25 septembre, dans une salle de Rouyn-Noranda. Il a utilisé ce terme surprenant pour parler du candidat libéral local Luc Blanchette, après qu’il eut expliqué à ses partisans que la division du vote risquait de favoriser ce dernier.


 

« Je ne suis pas marxiste et je n’ai plus rien à dire sur la question. »

Manon Massé, le 26 septembre. Lors d’une entrevue en anglais à CBC, elle avait accepté cette étiquette de marxiste. Devant le malaise que cela a créé chez certains, elle a attribué sa réponse à sa maîtrise moins complète de l’anglais. Elle s’est ensuite montrée exaspérée par les nombreuses questions des journalistes à ce sujet.


 
 

« J’ai un peu le goût de me crisser en feu ces temps-ci. »

— Hubert Lenoir, à l’émission « Tout le monde en parle » diffusée le 14 octobre. Cette déclaration avait suscité un certain malaise, mais aussi des discussions sur le suicide et l’aide à la santé mentale.


 
 

« Le CO2 n’est PAS de la pollution. C’est ce qui sort de votre bouche quand vous respirez et ce qui nourrit les plantes. »

— Maxime Bernier, le 24 octobre, sur Twitter. Le message visait à attaquer le plan libéral sur la tarification du carbone. Il a par la suite nuancé ses propos et reconnu que le climat changeait et que l’émission de gaz carbonique en était responsable.


 
 

« Quand vous achetez un pipeline de 5 milliards, j’ai plus l’impression que mon pays ce n’est pas un pays, c’est une pétrolière. »

— Yann Perreau, le 28 octobre, au gala de l’ADISQ. Il interpellait ainsi le premier ministre Justin Trudeau, présent dans la salle, en critiquant la décision du gouvernement fédéral d’acheter l’oléoduc Trans Mountain.


 

« Guylaine Tanguay aurait dû gagner, c’est à elle que revenait ce Félix-là. Pas à quelqu’un qui n’a pas tourné du tout de l’année, dont on n’a pas entendu parler, dont les salles étaient vides. »

— Mario Pelchat, le 29 octobre, au lendemain du gala de l’ADISQ. Il jugeait que le prix de l’interprète féminine de l’année aurait dû être remis à sa protégée Guylaine Tanguay plutôt qu’à Klô Pelgag.


 

« La jalousie, c’est déjà gênant dans l’intimité. Imaginez à quel point elle est gênante quand elle est exhibée dans un journal. »

— Klô Pelgag, le 30 octobre, répondant aux propos de Mario Pelchat sur sa page Facebook.


 

« Je rêve d’un Noël blanc dans un Québec vert. »

— Yvon Deschamps, le 7 novembre. L’humoriste québécois a lancé cette phrase au moment où il s’engageait à signer le Pacte pour la transition, dont l’objectif est d’intensifier la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de l’environnement.


 

« Le troisième lien, c’est un peu comme une ligne de coke. »

— Catherine Dorion, le 15 novembre. La députée solidaire a fait cette déclaration dans une vidéo qu’elle a publiée sur sa page Facebook, expliquant que le projet de nouveau lien entre Québec et Lévis ne réglerait pas le problème de congestion routière à long terme.