Le quartier d’Arvida, à Saguenay, désigné site patrimonial par Québec

Le quartier d’Arvida est le premier endroit au Saguenay à obtenir une telle reconnaissance.
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir Le quartier d’Arvida est le premier endroit au Saguenay à obtenir une telle reconnaissance.

Le gouvernement du Québec a désigné une partie du secteur d’Arvida, à Saguenay, comme site patrimonial.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, en a fait l’annonce dimanche à la bibliothèque d’Arvida.

Cette ancienne ville industrielle avait été fusionnée à Jonquière en 1975 et est maintenant un secteur de la grande ville de Saguenay. C’est Arthur Vining Davis qui a développé le secteur dans les années 1920 pour accueillir les employés de l’usine d’aluminium Alcoa, devenue plus tard Alcan.

Son architecture et son urbanisme distinctifs, ainsi que toute l’histoire qui émane de ce secteur, ont amené le gouvernement fédéral à déclarer Arvida comme Lieu historique national en 2012.

La Ville de Saguenay espérait également que le quartier serait reconnu dans le patrimoine mondial de l’UNESCO, mais il n’avait pas été choisi dans la liste de propositions du gouvernement fédéral en 2017.

L’ancien gouvernement libéral à Québec avait déjà entamé des démarches pour désigner Arvida comme site patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

En novembre 2016, l’ancien ministre Luc Fortin avait annoncé qu’il recommanderait au gouvernement d’entamer le processus. Le 22 juin 2017, il avait signé la recommandation.

« La déclaration de ce site patrimonial d’exception était souhaitée et attendue depuis longtemps par la population ; elle s’inscrit dans la vision de notre gouvernement en faveur de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine québécois », a déclaré la ministre Nathalie Roy dans un communiqué.

Le quartier d’Arvida est le premier endroit au Saguenay à obtenir une telle reconnaissance. Il existe 12 autres sites patrimoniaux au Québec, dont Percé, l’île d’Orléans et le mont Royal.

Québec veut établir un répertoire du patrimoine à risque

Dans la foulée de la démolition de la résidence René-Boileau, une maison patrimoniale de Chambly, le gouvernement du Québec songe à instaurer avec les municipalités un répertoire des biens patrimoniaux à risque. La ministre de la Culture, Nathalie Roy, a écrit sur sa page Facebook dimanche après-midi que le « triste événement » de la maison Boileau démontrait « l’urgence d’agir » pour protéger le patrimoine. C’est pourquoi le gouvernement envisage de mettre sur pied un répertoire qui permettrait aux villes de recenser leur patrimoine à risque.