Pas de pressions, disent les Premières Nations

La révision des manuels d'histoire était-elle soutenue par une volonté politique au MEES? En mêlée de presse, l’ancien ministre de l’Éducation Sébastien Proulx affirme que non.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La révision des manuels d'histoire était-elle soutenue par une volonté politique au MEES? En mêlée de presse, l’ancien ministre de l’Éducation Sébastien Proulx affirme que non.

Les manuels d’histoire au secondaire n’ont pas fait l’objet de modifications à la suite de pressions d’un lobby des Premières Nations. C’est ce qu’ont tenu à préciser l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN).

Selon eux, « c’est à l’invitation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur [MEES] que nous avons participé à des comités consultatifs ayant pour objectif de réviser complètement le programme d’histoire, une révision qui ne se limitait en aucun cas aux Premières Nations. Il s’agissait donc pour nous d’une occasion de collaborer et d’échanger avec les différents partenaires en éducation du Québec. » Ils dénoncent conséquemment « le discours rétrograde et colonial qui nous a été servi dans les médias dernièrement ».

Cette révision était-elle soutenue par une volonté politique au MEES ? En mêlée de presse, l’ancien ministre de l’Éducation Sébastien Proulx affirme que non.

« D’abord, si ma mémoire est bonne, là, je vous dis ça vraiment de mémoire et en toute franchise, il me semble que ces discussions à l’égard des manuels, mais surtout des cours d’histoire de 3e secondaire et de 4e secondaire, ont débuté bien avant mon arrivée. »

L’ancien ministre reconnaît toutefois que des discussions ont lieu avec certains groupes.

« Ensuite, il y a toujours eu, à l’intérieur du ministère, des discussions avec certains groupes pour certains, non pas […] de l’histoire, mais certaines sensibilités à l’égard de l’histoire. Les communautés anglophones à l’époque avaient fait des démarches. Les communautés… groupes autochtones, doncles Premières Nations, ont toujours fait des démarches et continuent de le faire. »

Avec Marco Bélair-Cirino