Ultime feu vert à l’ouverture de la plage de Verdun

La plage de Verdun va subir d’ultimes travaux d’aménagement avant d’ouvrir, dès le printemps 2019.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La plage de Verdun va subir d’ultimes travaux d’aménagement avant d’ouvrir, dès le printemps 2019.

Ultime feu vert à la baignade dans le Saint-Laurent. Dans un avis définitif qu’elle vient de dévoiler, la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) juge que « par temps sec, la qualité de l’eau est propice à la baignade » à la plage de Verdun, dont les travaux d’aménagement sont sur le point d’être terminés. Un état des lieux reçu avec soulagement par le maire de l’arrondissement, Jean-François Parenteau qui a confirmé dimanche au Devoir l’ouverture de cette plage urbaine, la première en eau vive à Montréal, dès le printemps 2019.

« Les résultats des analyses toxicologiques menées par le DRSP sont bien meilleurs que ce que nous avions pensé au départ, a indiqué M. Parenteau en entrevue. Nous attendions cet avis pour obtenir les certificats nécessaires à la poursuite des travaux d’aménagement du littoral. Ces certificats sont sur le point de nous être délivrés. Nous allons donc redonner l’accès au fleuve au citoyen. Et c’est une très belle nouvelle. »

Après avoir passé au crible la qualité des sols et celle de l’eau dans les derniers mois, les gardiens de la santé publique de Montréal « considèrent possible l’accès à la baignade à la plage de Verdun », mais précisent que cet accès est sécuritaire uniquement par temps sec, peut-on lire dans l’avis rendu public dans les derniers jours. En temps de pluie, les concentrations de bactérie E. coli dans l’eau « peuvent dépasser le critère de qualité de l’eau de baignade », indique le document.

La DRSP recommande d’ailleurs à l’arrondissement de mettre en place « un protocole de fermeture préventive et de réouverture sécuritaire de la zone » de baignade, après de grosses pluies, et ce, en raison des débordements des « ouvrages de surverse » des égouts de la ville qui font considérablement croître le niveau de cette bactérie à l’origine d’intoxications sévères chez les humains. Par ailleurs, la Santé publique demande à l’arrondissement d’ajouter un mètre de sable propre dans l’eau afin d’isoler les baigneurs « d’éventuelles contaminations des sédiments actuellement en place ».

« Ce problème de contamination de l’eau après les grosses pluies est connu, dit M. Parenteau. C’est pour ça que nous allons suivre la qualité de l’eau en temps réel afin d’assurer un environnement de baignade propre, mais également de rassurer les baigneurs sur la salubrité de l’endroit en tout temps ».

La plage urbaine de Verdun, située en arrière de l’Auditorium de Verdun le long du parc riverain déjà existant à cet endroit, fait partie des legs du 375e anniversaire de Montréal et s’inscrit dans le Plan de l’eau de la Ville de Montréal, qui vise à améliorer la qualité de l’eau en rive afin de redonner un accès à la baignade aux citadins.

Dans l’Est, il faut encore attendre

Le projet de plage de l’Est peine à prendre forme. Quatre ans après avoir été mise sur les rails par l’administration de Chantal Rouleau, caquiste nouvellement élue, cette plage située dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles est encore loin d’ouvrir son littoral aux baigneurs, et ce, en raison d’une contamination des sols supérieure à celle envisagée par les autorités municipales, particulièrement par des résidus de peinture. Une récente caractérisation des sols a confirmé les dégâts. L’arrondissement évalue actuellement les recours possibles pour ramener l’eau à une qualité propice à la baignade, mais n’avance pas de date pour l’ouverture de sa rive aux baigneurs. La plage de l’Est compte pour le moment un chalet de service et deux terrains de volley-ball.