Laval injecte plus de fonds dans ses subventions pour véhicules et vélos électriques

En six mois à peine, 163 véhicules ont été achetés par des citoyens de Laval grâce à la subvention de 200$ offerte par la Ville.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir En six mois à peine, 163 véhicules ont été achetés par des citoyens de Laval grâce à la subvention de 200$ offerte par la Ville.

Le programme de subvention pour l’achat de véhicules et de vélos électriques de Laval, une première sur la scène municipale, est si populaire que de nouvelles sommes doivent être injectées pour répondre à la demande.

En se basant sur le nombre de véhicules électriques vendus l’année précédente sur son territoire (144), la Ville de Laval avait estimé qu’une centaine de citoyens se prévaudraient de la subvention de 2000 $, qui vient s’ajouter aux 8000 $ déjà offerts par Québec.

Or, en six mois à peine, 163 véhicules ont été achetés grâce à cette subvention. Un sondage réalisé par la Ville auprès des acheteurs a permis de démontrer que, pour 69 % d’entre eux, la subvention a eu un impact important dans leur décision. « Plusieurs considéraient depuis longtemps l’achat d’un véhicule électrique, et la subvention leur a donné l’impulsion dont ils avaient besoin », explique Scarlett Van Blaeren, directrice du service environnement à la Ville de Laval.

2000$
C’est le montant de la subvention qu’offre la Ville de Laval à l’achat d’un véhicule électrique.

Les demandes de subventions pour les vélos à assistance électrique dépassent elles aussi largement les espérances. « On avait estimé à une centaine le nombre de demandes pour les vélos, mais à notre grande surprise, ceux-ci sont très populaires », note Mme Van Blaeren, qui précise qu’à ce jour, c’est plus du double (221) de vélos électriques qui ont été achetés grâce à la subvention de 400 $ offerte par la Ville.

Pour répondre à cette hausse des demandes de subventions, il faut donc augmenter l’enveloppe de 400 000 $, une somme qui a été autorisée au conseil municipal du 2 octobre dernier. Ces sommes sont puisées dans un fonds spécial. En effet, depuis 2011, les promoteurs se voient imposer un tarif pour compenser les émissions de gaz à effet de serre générées par tout nouveau projet résidentiel, commercial ou industriel à Laval. L’argent ainsi recueilli permet de financer différentes initiatives visant la réduction des gaz à effet de serre sur le territoire lavallois. Le fonds dispose présentement d’une réserve de 1,6 million, précise Mme Van Blaeren.

En banlieue, la voiture est souvent considérée comme indispensable, reconnaît Mme Van Blaeren. Le programme de subventions pour véhicules et vélos électriques s’inscrit donc dans un effort pour limiter les impacts négatifs du transport, qui représente 60 % des émissions à Laval.

« Le fait d’avoir une voiture électrique, ça n’enlève pas une auto sur la route, mais ça a un impact direct sur la quantité de GES. Par contre, le vélo électrique, qui peut être utilisé pour les plus courts déplacements ou pour ceux qui travaillent dans notre ville, ça contribue à retirer des voitures sur la route. »

Les 163 voitures électriques et 221 vélos à assistance électrique représentent une réduction annuelle de 455 tonnes de CO2, estime la ville de Laval. « C’est l’équivalent de retirer neuf camions lourds de la circulation pendant un an », précise-t-on.

Outre les bénéfices environnementaux, il y a également un impact sur la santé des citoyens, se réjouit Mme Van Blaeren. « L’âge moyen pour l’achat d’un vélo à assistance électrique est de 59 ans, dont 35 % sont âgés de 65 ans et plus. On a des gens de 65 ans qui ont décidé de recommencer à faire du vélo. Ça favorise la mobilité active. »