Familles d'accueil: reconnaissance demandée

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
C’est la famille d’accueil qui est la mieux placée pour évaluer les services dont elle a besoin affirme Diane Ménard, présidente du secteur des ressources familiales et certaines ressources de type intermédiaires de la Centrale des syndicats démocratiques.
Photo: Mike Scheid Unsplash C’est la famille d’accueil qui est la mieux placée pour évaluer les services dont elle a besoin affirme Diane Ménard, présidente du secteur des ressources familiales et certaines ressources de type intermédiaires de la Centrale des syndicats démocratiques.

Ce texte fait partie du cahier spécial Santé et syndicalisme octobre 2018

Les familles d’accueil ouvrent les portes de leur maison à des adultes ayant une déficience intellectuelle ou un handicap et à des enfants provenant de centres jeunesse dans le seul but de leur offrir un foyer stable et de leur permettre de s’épanouir. C’est poussées par un grand humanisme et presque par vocation que ces familles accueillent les usagers, mais elles le font souvent dans des conditions difficiles.

« On souhaite mettre fin à l’arbitraire quand vient le temps de déterminer les services qu’on doit rendre à nos usagers », lance Diane Ménard, présidente du secteur des ressources familiales et certaines ressources de type intermédiaires de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). Comme elle vit en permanence avec son usager, c’est la famille d’accueil qui est la mieux placée pour évaluer les services dont il a besoin, affirme-t-elle. Pourtant, c’est l’établissement de référence qui les détermine unilatéralement. Rappelons que la famille d’accueil est rétribuée selon les services offerts. « On demande que l’établissement reconnaisse notre expertise », ajoute Mme Ménard.

La directrice dénonce aussi la lourdeur des tâches administratives : « On nous demande de remplir quantité de rapports et de grilles d’observation. C’est extrêmement exigeant et souvent, c’est fait au détriment du temps de qualité qu’on va passer avec nos usagers », explique la présidente, pour qui les rapports directs et ouverts qu’elle avait avec les intervenants quand elle a commencé ce métier il y a 28 ans manquent.