La tornade est un signe de crise climatique, selon Lisée et Couillard

Au milieu des débris laissés par la tornade qui a dévasté le secteur Mont-Bleu de Gatineau vendredi, les chefs libéral et péquiste ont tous les deux associé l’événement à une manifestation de la crise climatique.
Photo: Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir Au milieu des débris laissés par la tornade qui a dévasté le secteur Mont-Bleu de Gatineau vendredi, les chefs libéral et péquiste ont tous les deux associé l’événement à une manifestation de la crise climatique.

Le maire de Gatineau a appelé samedi, au milieu des débris laissés par la tornade ayant dévasté le secteur Mont-Bleu, les chefs de parti à accorder « toute [leur] attention » à la lutte contre les changements climatiques.

« Nous autres, à Gatineau, on a beaucoup souffert, on souffre beaucoup. Et, une des sources de ça, c’est clair que c’est les changements climatiques », a affirmé Maxime Pedneaud-Jobin samedi après-midi.

Les chefs caquiste François Legault et solidaire Manon Massé étaient à ses côtés. En matinée, c’étaient les chefs libéral Philippe Couillard et péquiste Jean-François Lisée.

Pluies diluviennes, inondations, tornade : la ville de Gatineau a connu son lot d’événements climatiques extrêmes.

« Il faut parler de changements climatiques en général : Qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on en fait assez ? Est-ce qu’on prend cette menace-là au sérieux ? Puis, ce n’est pas de la théorie, c’est des gens qui sont déplacés. C’est des gens qui souffrent. C’est des gens qui perdent tout », a souligné M. Pedneaud-Jobin à moins de 10 jours des élections générales.
 

« Avec les changements climatiques, c’est clair qu’il va y en avoir de plus en plus », a poursuivi le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault — dont le programme en matière d’environnement a été sifflé par les groupes écologistes.

 

Message commun

Philippe Couillard et Jean-François Lisée avaient un message commun samedi avant-midi pour les climats-sceptiques : regardez la rue Daniel-Johnson à Gatineau.
 

Les chefs libéral et péquiste ont tous les deux associé l’événement à une manifestation de la crise climatique. « Si des gens doutent de l’existence réelle et concrète des changements climatiques, voilà », a lancé M. Couillard en pointant la scène derrière lui.
 

« Un événement catastrophique comme celui-là nous rappelle qu’il y a un danger climatique dans lequel nous sommes rentrés », a ajouté M. Lisée plus tard. « Ce n’est plus une menace. »
 

Le chef du Parti québécois pense que « toutes les mairies » du Québec doivent « savoir que c’est la prudence élémentaire maintenant de s’attendre à ce qu’on vive ce genre d’événements », et que « les effets de cette crise vont constamment venir à notre rencontre — parfois brutalement ».

 

Propositions

M. Couillard a évoqué qu’un événement comme celui de vendredi « rend très concret » le concept des phénomènes climatiques extrêmes — qui, selon l’Organisation météorologique mondiale, sont directement liés aux bouleversements climatiques.
 

« Mais les actions sont connues, les partis ont fait des propositions », a mentionné le chef libéral. « Si ça invite les électeurs à regarder plus attentivement le programme des partis et de comparer, tant mieux », s’est réjoui d’avance Jean-François Lisée.
 

Celui-ci a envoyé une pointe à François Legault, de qui il critique souvent le manque d’intérêt pour la question environnementale. « Ça nous rappelle que la crise climatique a commencé, et qu’un parti moderne doit avoir un plan moderne et ambitieux. Ceux qui n’en ont pas ne sont pas au bon moment de l’Histoire », pense-t-il.
 

Le chef caquiste a quant à lui suggéré de créer un programme d’aide aux sinistrés des changements climatiques. « Les gens veulent savoir [ce qu’ils vont] recevoir comme montant de compensation. Il y a des gens qui ne sont pas fortunés. Il y a des gens qui n’ont pas d’assurances. On ne se racontera pas d’histoire », a-t-il dit.