L’Église et son péché

<p>Le débat autour du célibat et du voeu d'abstinence du clergé revient immanquablement dans cet examen de conscience tailladé sur fond d'abus sexuels. </p>
Photo: Filippo Monteforte Agence France-Presse

Le débat autour du célibat et du voeu d'abstinence du clergé revient immanquablement dans cet examen de conscience tailladé sur fond d'abus sexuels. 

Combien y a-t-il de victimes de prêtres pédophiles au Québec ? Combien de membres du clergé québécois ont trempé dans cet immense scandale mondial ? Impossible de le savoir, puisqu’à ce jour, aucune recension officielle n’a été effectuée.

Pourtant, tant en Pennsylvanie qu’en Australie et en Irlande, ce sont des enquêtes déployées par le pouvoir public qui ont permis de chiffrer l’étendue du phénomène.

Une situation d’autant plus étonnante aux yeux de Carlo Tarini, directeur du Comité des victimes de prêtres, que de nombreux cas se sont retrouvés devant les tribunaux québécois. « Le Québec, c’était le paradis des prêtres pédophiles », lance-t-il, évoquant un laisser agir qui aurait fait des milliers de victimes dans la province. « Il est grand temps que le ministère de la Justice se penche là-dessus », tonne-t-il, demandant qu’une enquête publique soit menée.

En entrevue au Devoir, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, se dit plutôt sceptique quant à l’utilité d’un tel exercice. Tous les cas déclarés dans le diocèse de Québec ont déjà abouti dans l’espace public, soutient-il. Mais pourrait-il y en avoir d’autres à Québec comme ailleurs dans la province ? « Ça peut être le cas », convient-il. Le cardinal Lacroix ajoute néanmoins qu’il s’agit d’un phénomène « minime » dans le diocèse de Québec. « On ne parle pas de centaines de cas. »

Jean-Guy Nadeau, professeur à la retraite de l’Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal et spécialiste des cas d’abus sexuels dans l’Église catholique, estime qu’un examen exhaustif de tous les cas d’abus serait « essentiel ». L’Église catholique est la seule Église qui conserve un dossier pour chacun des prêtres, explique-t-il. Tout porte à croire que ceux-ci contiendraient de précieuses informations qui permettraient de révéler davantage de contrevenants et de victimes.

Les dix-neuf diocèses québécois accepteraient-ils d’ouvrir leurs livres ? Le diocèse de Montréal a affirmé au Devoir que l’archevêque Christian Lépine « croit toujours qu’un audit externe effectué pour l’archevêché de Montréal est envisageable ». Quant au diocèse de Québec, celui-ci dit être en réflexion. Le cardinal Lacroix assure, pourtant, que l’Église ne cherche aucunement à étouffer le scandale. « Il faut absolument crever cet abcès-là. […] La loi du silence, c’est fini. »

Une Église en crise

Il n’y a aucun doute pour le cardinal Lacroix : l’Église catholique romaine est en crise. « C’est ébranlant. C’est choquant. C’est humiliant », marque-t-il. Une crise de légitimité. Une crise de confiance. Une crise de valeurs. L’Église catholique est en train de vivre un épisode troublant de sa longue histoire. Il ne se passe plus une semaine sans qu’un rapport dévastateur vienne assombrir encore davantage le scandale des prêtres pédophiles. Pennsylvanie. Australie. Allemagne. Irlande. Pays-Bas. Chili. Partout le même modus operandi. Partout le même système qui a permis à des prêtres abuseurs de faire des dizaines de milliers de victimes. Non seulement la hiérarchie ecclésiastique a fermé les yeux sur les crimes commis par des membres de son clergé, elle leur a permis de récidiver. Ailleurs. Plus loin. Puis encore plus loin.

Des prêtres, des évêques, des cardinaux sont tombés. Jusqu’où la chaîne de commandement savait-elle ? Dans un brûlot, l’ancien nonce aux États-Unis, l’archevêque Carlo Maria Viganò, accuse directement le pape François d’avoir couvert Theodore McCarrick, un cardinal américain soupçonné d’agressions sexuelles.

Près de quatre semaines plus tard, le pape François n’a toujours pas répondu à cette attaque vitriolique, accompagnée d’un appel à sa démission. Certains observateurs vont jusqu’à évoquer la possibilité d’un schisme aux États-Unis. Pendant que le scandale n’en finit plus de finir, le bassin des fidèles s’effrite au pays de l’Oncle Sam et les dons en argent fondent. Les poursuites, qui se règlent à coups de millions de dollars, portent un dur coup financier à nombre de diocèses, dont certains ont été acculés à la faillite.

Une institution réformable ?

Dans un geste sans précédent, le pape François a convoqué, en février prochain au Vatican, une réunion de tous les présidents des conférences épiscopales du monde pour aborder le thème de « la protection des mineurs ». Depuis des mois, le pape, sous les feux nourris, danse sur un pied puis sur l’autre. Il s’excuse auprès des victimes, mais qualifie certaines accusations de « calomnies ». Il dit comprendre leur souffrance, mais tarde à sanctionner les fautifs.

Dans les derniers mois, trois membres civils nommés par François en 2014 sur la toute nouvelle Commission pontificale pour la protection des mineurs ont claqué la porte. En entrevue au journal Le Parisien le mois dernier, la pédopsychiatre française Catherine Bonnet, qui fait partie du lot, résumait ainsi son désarroi : « Le pape comprend la souffrance des victimes, mais ne comprend pas que les criminels doivent être arrêtés. »

À l’heure où la crédibilité de ses institutions est remise en cause, l’Église catholique est-elle réformable ? C’est un immense bateau, esquisse en forme de réponse Jean-Guy Nadeau. Et celui qui est à la barre de ce paquebot a grandi dans « cette culture » pendant plus d’une soixantaine d’années, évoque-t-il. D’autant plus que le mal semble avoir gangrené l’institution jusqu’au coeur. Parmi les neuf cardinaux qui siègent au Conseil des cardinaux (C9), cette institution mise sur pied par François en 2013 pour le conseiller dans sa réforme du Vatican, au moins deux sont visés par des accusations de nature sexuelle…

L’abstinence, une paix intérieure ?

Le débat autour du célibat et du voeu d’abstinence du clergé revient immanquablement dans cet examen de conscience tailladé sur fond d’abus sexuels. Mais là n’est pas le problème, tranche avec aplomb le cardinal Lacroix.

« La sexualité est une belle chose, un don de Dieu qui est magnifique », répond-il lorsqu’interrogé sur les besoins sexuels des prêtres. « Toute personne a des besoins sexuels. […] C’est évident. » Cette sexualité doit toutefois être vécue de manière équilibrée et saine, insiste le cardinal Lacroix. « Le voeu de chasteté n’est pas le problème, c’est le coeur de l’être humain qui est malade », explique-t-il. Selon l’archevêque de Québec, la « vaste majorité » des personnes qui ont fait le voeu de chasteté sont « épanouies et heureuses » et accèdent à une forme de « liberté intérieure ».

Le professeur Jean-Guy Nadeau croit également que le célibat n’explique pas à lui seul cette immense dérive. « C’est un facteur contributif, mais ce n’est pas un facteur majeur », souligne-t-il. Celui qui agissait l’an dernier comme membre du Centre for Child Protection de l’Université pontificale grégorienne à Rome montre plutôt du doigt la théologie du sacerdoce. « Les prêtres apprennent qu’ils sont l’alter Christus, c’est-à-dire un autre Christ », ce qui leur consacre un sentiment de toute-puissance, fait valoir M. Nadeau. « La théologie a mis le prêtre sur un piédestal, le plus haut possible », dénonce-t-il.

De son côté, le cardinal québécois Marc Ouellet, qui dirige la Congrégation pour les évêques au Vatican, propose de laisser une plus grande place aux femmes dans la formation des prêtres. Celles-ci seraient d’utiles alliées « dans le discernement des candidats et de l’équilibre de leur affectivité », a-t-il suggéré. Le paquebot tangue et avance lentement.

L’Église dit avoir fait ses devoirs

Tout a été mis en place pour éviter que d’autres cas d’abus se produisent, assure le cardinal Lacroix. « J’ai fait mes devoirs », garantit-il. L’essentiel des mesures qui ont été adoptées au pays est inspiré du document De la souffrance à l’espérance, publié en 1992 par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Le rapport insiste sur la nécessité de « briser le mur du silence ». Des protocoles d’action pour gérer les cas d’agressions sexuelles ont été mis en place, soutient le cardinal Lacroix, ajoutant que tout le personnel a reçu la formation adéquate pour accueillir les dénonciations. Une mise à jour du document De la souffrance à l’espérance sera rendue publique la semaine prochaine.
11 commentaires
  • Jean-François Trottier - Abonné 22 septembre 2018 09 h 32

    Question de perspective sociale

    Je ne défendrai pas l'Église.

    Je déteste toutes les religions organisées en pyramide, i.e toutes les religions monothéistes. Elles posent qu'une seule raison régit l'univers. Ayoye.

    Dans le monde en général le catholicisme a bonne presse.
    Aux USA ou en Australie on trouve les catholiques rigides, avec des croyances étranges, mais ils sont considérés.

    Dans certains pays le catholicisme est plutôt généralisé et les prêtres y sont appelés à conseiller les gens. Irlande, pays latinos, des pays africains, Italie...

    L'Église y a son mot à dire, et joue un tant soit peu un rôle politique.

    Au Québec, et c'est tant mieux, pas vraiment. L'Église a compris dès le début des années '60 et a effectué un repli qu'elle espérait stratégique des toutes les sphères publiques.

    Ailleurs il s'agit d'abattre une institution trop puissante, qui vit sur une image faussée. Ici, tous les gars qui sont passés par les anciens collèges connaissaient un "père matamin", un frère qui poussait loin et plus bas les tapes dans le dos, ce genre de comportement. Tous n'étaient pas victimes, loin de là. Mais tous le savaient plus ou moins.

    L'image de l'Église n'est pas à démolir ici, parce qu'on a cru que c'était fait.
    Malheureusement aujour'hui on voit des partis politiques prôner la liberté des signes religieux dans l'appareil gouvernemtal. Je suppose qu'il s'agit d'idéologues qui n'ont pas vécu la mainmise catholique.

    Quand on a vu ce dont est capable une religion, on n'en veut plus du tout et on exige de quiconque un attachement visible pour l'État par rapport à toute religion.

    L'Église ici n'est pas vue comme une institution admirable, au mieux un petit club de gens qui acceptent les opinions qu'on leur impose, au pire comme un groupe de pression parmi d'autres.
    (suite...)

  • Jean-François Trottier - Abonné 22 septembre 2018 09 h 49

    Question de perspective sociale (suite)

    Le Québec est à bien des égards une exception dans le monde. Les faits sociaux ici sont souvent inversés par rapport à ce qu'on voit, même chez nos voisins proches.

    Ainsi, par tout au Canada l'acceptation de toutes les religions est vue comme progressiste, parce qu'elle s'opose à la vision WASP. Les gens à la "vue large" souhaitent que tout ne tourne pas autour des église anglicane ou autres, protestantes.
    Si l'on étend cette façon de voir au Québec, alors toute personne contre les religions serait un hos.... de réac.

    Dans la réalité, au Québec c'est contre toutes les religions que les gens les plus progressistes sont, et pas contre certaines comme les faux progressistes, colonisés par les médias du ROC, veulent le faire croire.
    La perversion de la question vient du fait que certains musulmans et Sikhs sont plus visibles que les cathos, et qu'il a été question de signes religieux visibles. Mais en fait, le seul bon règlement est : aucun signe religieux dans l'appareil d'État. Aucun, jamais.
    Le retrait de l'Église nous a évité de créer cette loi il y a 50 ans. Maintenant il le faut : la montée du Bible Belt jusqu'en Ontario et en Nouvelle-Angleterre est très inquiétante.

    Quant aux procès et punitions... Les Québécois ne sont pas revanchards en général.

    Il faudra donc demander aux victimes elles-mêmes, parce qu'aucun organisme n'a intérêt à déboulonner une Église quasiment disparue, contrairement à ce qu'on voit partout ailleurs dans le monde.

    D'autre part, je trouve suspect que vous ne donniez la parole qu'aux curés et aux demandeurs de réparation, à moins que vous ne vouliez qu'il y ait "un peu de bagarre", à la mode journalistique. Où sont les sociologues par exemple ?

    Par son choix d'intervenants votre article répond lui-même à sa question. Un peu limité disons.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 22 septembre 2018 15 h 13

      "Quant aux procès et punitions... Les Québécois ne sont pas revanchards en général." (Jeab-François Trottier)

      Possible, mais les "victimes" n'oublient ...

      .... JAMAIS ! - 22 sept 2018 -.

    • Jean-François Trottier - Abonné 23 septembre 2018 10 h 25

      C'est précisément ce que je dis, M. Blais. Il faudra que les victimes se lèvent parce qu'aucun organisme ne veut pour le moment attaquer une Église déjà sur les genoux au Québec.

      Ailleurs des organisations peuvent se faire du capital sentimental ou politique en attaquant l'Église. Ici, pas vraiment. Les Québécois ont eu la brillante idée de se débarrasser de ce fardeau sans attendre les lois ou les chartes de droits.
      Maintenant on veut leur imposer tout ensemble une "tolérance" ET une "intolérance" fabriquées contre des préjugés communs dans le ROC mais pas ici, et malheureusement cet article va en partie dans cette direction.
      Je dis que la recherche de réparation ne passera pas par les mêmes paradigmes, tout simplement.

      Ce n'est pas une opinion mais un fait probable lié à une analyse.

      Pour ma part j'ai une forte tendance à vouloir :
      De un, trouver et révéler toute la vérité.
      De deux, traiter plutôt que punir.
      De trois, au moins empêcher de nuire si on ne peut faire mieux.

      Mais je me tiens très loin des accusations grandiloquentes qui, en général, ne font que rouvrir des plaies et ne règlent rien. Toutefois, si elles permettent d'appréhender la réalité des faits ce n'est pas forcément mauvais, seulement clinquant.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 septembre 2018 15 h 25

      « C'est précisément ce que je dis, M. Blais. Il faudra que les victimes se lèvent parce qu'aucun organisme ne veut pour le moment attaquer une Église déjà sur les genoux au Québec. » (Jean-François Trottier)

      Oui, en effet M Trottier, il faut faire quelque chose afin que les autorités ecclésiales soient, en premier lieu, conscientes de ce qui s’est vécu, autrefois, même de ce jour, en matières de harcèlement psychosexuel et autre : Oui !

      Cependant, et compte tenu de ce Système, il demeure assez difficile de « con-vaincre » ces autorités de leur responsabilité sociale et humaine, d’autant plus compliqué qu’elles semblent se reconnaître au-dessus des LOIS !

      Mais, on se tient debout et …

      … en-corps DEBOUT ! - 23 sept 2018 –

      Ps. : Lorsqu’est apparue au Québec notre Histoire-Mémoire (Celle de l’Enfance de Duplessis-Léger), il nous a fallu environ une quinzaine d’années d’efforts pour que les autorités médico-psycho-sociales et gouvernementales se réveillent, sauf l’Église qui refuse toujours de s’excuser et de faire « réparation » ! De ce point, nous demeurons assez actifs, patients et résilients ! Merci de votre implication dans ce genre de dossier !

  • Gaston Bourdages - Abonné 22 septembre 2018 13 h 32

    Laquelle de nos institutions n'est pas, de ce temps-ci, gangrenée ?

    L'institution « Église » n'y échappe pas. Toute institution, même celle à vocations « divines » sont faites et bâties d'êtres humains. Ce même être humain capable autant de beautés que de perversités. L'Église institution n'y échappe pas. Je suis de cette Église capable de beautés et de laideurs, de vérités et de mensonges, de grandeurs et de petitesses, d'amour et de haine. Bref, de cette institution Église humaine. Au coeur de celle-ci il y a les messages du Christ et les défis qu'ils présentennt à l'être humain imparfait dont je suis.
    Nous traversons une période où la perversité connaît une certaine « popularité ». Vaste monde aussi que celui de la perversité !
    Imposssible pour moi de mettre dans la peau ( lire ici le coeur, l'esprit et l'âme ) de toutes ces victimes chez qui la dignité humaine a été écrasée, bafouée, lacérée, victime de comportements pervers sauf que je puis penser à elles et eux et j'ai mal pour elles et eux.
    Puisse la justice humaine et divine y voir !
    Sans prétention,
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 22 septembre 2018 17 h 08

    Bref !

    « Le pape comprend la souffrance des victimes, mais ne comprend pas que les criminels doivent être arrêtés. » (Catherine Bonnet, Pédopsychiatre française, en entrevue au journal Le Parisien)

    Possible, mais ce « doute » :

    S’il ne parvient pas à comprendre une judiciarisation possible de ces présumés « criminels-du-sexe », ce digne représentant de l’Église cherche-t-il ou-bien à feindre une mécompréhension volontaire, ou bien à protéger, du silence, ses propres membres réputés fautifs (du corps ecclésiastique) ?

    De Mémoire-Histoire (A), on aime à comprendre que, de ce dossier (rendu à l’ONU), l’Église du Québec n’a pas daigné s’excuser ni même assumer ses responsabilités, et ce, malgré les décrets 1153-2001 et 1198-2006 de la Nation du Québec !

    Bref ! - 22 sept 2018 –

    A : Celle de l’Enfance de Duplessis-Léger.

  • Daniel Gagnon - Abonné 22 septembre 2018 18 h 54

    Déficit de compassion

    Déficit de compassion, pour utiliser un mot qui court en ce moment, déficit de compassion des cardinaux, du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, déficit de compassion du cardinal Marc Ouellette.
    N'oublions pas que le cardinal québécois Marc Ouellette a été accusé d'avoir couvert des méfaits d'agression sexuelle.
    Ses jugements envers les femmes ont été excessivement durs dans le passé, et son indulgence envers les agressions des prêtres pédophiles est scandaleuse.
    Il faut imaginer un instant ces nombreux hommes, et femmes aussi, abusés, ce sont des humains souffrants.
    Comment alors leur fermer les portes de la justice, sans sourciller, sans nous troubler la conscience un tant soit peu? Comment dormir tranquille et sans que leur détresse nous émeuve?
    Un examen exhaustif de tous les cas d’abus serait « essentiel » au Québec.
    Ce n’est que la pointe de l’iceberg, c’est grâce à des dossiers exhaustifs sur les prêtres, qu’on a pu découvrir le scandale récent des agressions des prêtres en Allemagne ( au moins 3.677 enfants, en majorité des garçons âgés de moins de 13 ans, ont été victimes d'abus sexuels commis par 1.670 clercs)
    C’est ajouter au désespoir des victimes et montrer une insolente indifférence que de refuser de pousser l’enquête plus loin.
    Il n’y pas de volonté réelle de l’Église de se conformer à la loi, elle se croit au-dessus de la loi et imperméable aux crimes

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 septembre 2018 07 h 18

      « Il n’y pas de volonté réelle de l’Église de se conformer à la loi, elle se croit au-dessus de la loi et imperméable aux crimes » (Daniel Gagnon)

      Bien sûr, surtout si Elle a pour mission d’évangéliser, de droits et devoirs, l’ensemble des Nations, et ce, au nom de « d.ieu » qui l’aurait comme …

      … bénie des cieux ! - 23 sept 2018 -