La paix en zone de paix

Adil Boukind Collaboration spéciale
<p>Pour le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale (RPHS), la notion de paix comprend la prévention de la violence, le rapprochement interculturel et interreligieux et la résolution pacifique de conflits.</p>
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Pour le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale (RPHS), la notion de paix comprend la prévention de la violence, le rapprochement interculturel et interreligieux et la résolution pacifique de conflits.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Pour un pays loin des zones de guerre comme le Canada, la notion de paix peut parfois être considérée comme acquise. Cela n’empêche pas que plusieurs associations, ONG et réseaux s’attellent jour après jour à en améliorer les conditions de vie, une facette de la paix non négligeable, selon eux.

Pour le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale (RPHS), la notion de paix comprend la prévention de la violence, le rapprochement interculturel et interreligieux et la résolution pacifique de conflits.

« Chez nous, il faut voir la paix de cette façon : comment pouvons-nous permettre à tout le monde de se sentir à l’aise de vivre en société ? » fait valoir Marica Wetherup, cofondatrice du Réseau. Pour Mme Wetherup, cette responsabilité est à la fois individuelle et collective.

« Tout le monde est un acteur de paix, continue-t-elle. Les personnes avec qui nous travaillons essayent de transformer cela par l’éducation pour dénoncer les paroles sexistes et haineuses et en faisant de petits gestes pour améliorer la civilité. »

Des coupes qui nuisent à la paix

Plusieurs initiatives voient le jour au Québec. C’est le cas entre autres de PREVNet, un réseau national de chercheurs, de scientifiques et d’organismes qui unissent leurs efforts pour enrayer l’intimidation.

En parallèle du RPHS, le réseau Outils de paix a été créé afin de déconstruire les façons de travailler en vase clos. « Notre but est d’améliorer la situation en faisant collaborer les acteurs oeuvrant pour des enjeux similaires, explique Adriana Eslava, coordonnatrice pour les Outils de paix et pour le RPHS. Ce type de ressource existe très peu en Amérique du Nord et est unique au Québec. »

Cependant, plusieurs coupes de budget, réalisées aussi bien par le fédéral que le provincial, viennent miner les efforts de différentes organisations. Le financement relève désormais en grande partie du privé. « C’est très bien que les politiques laissent le privé prendre sa part de responsabilité, explique Mme Wetherup. Cependant, en laissant uniquement le privé faire ses choix en fonction de ses intérêts, certaines causes sont délaissées. »

La situation s’améliore-t-elle au Québec et au Canada ? Pour Mme Eslava, il y a une dualité : des causes progressent, comme la lutte contre l’intimidation. Cependant, pour elle, l’ensemble des causes n’est pas considéré également. Il y a notamment des replis quand on parle d’accueillir des immigrants, note-t-elle.