Sécurité renforcée: des événements demandent un soutien fédéral

Selon un sondage commandé auprès de la firme Léger, près de trois Canadiens sur quatre se disent en faveur d’un tel soutien financier fédéral.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Selon un sondage commandé auprès de la firme Léger, près de trois Canadiens sur quatre se disent en faveur d’un tel soutien financier fédéral.

Deux regroupements de festivals et de grands événements réclament le soutien du gouvernement fédéral pour financer le renforcement de leurs mesures de sécurité

Le directeur général de l’organisme Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) lance un appel à l’aide pour « s’adapter à la menace ».

Martin Roy a dit que les membres de FAME ont vu leurs frais de sécurité bondir de près de 60 % au cours des cinq dernières années.

« On n’arrive plus », a-t-il lancé en entrevue avec La Presse canadienne.

« On ne peut pas toujours refiler la hausse aux festivaliers eux-mêmes », a-t-il fait valoir, citant en exemple les nombreux événements gratuits qui animent le centre-ville de Montréal tout au long de l’été.

FAME et RÉMI, qui représentent un total de 45 événements au pays, demandent l’octroi de 10 millions de dollars supplémentaires à un programme d’infrastructures du ministère de la Sécurité publique.

Or, il faudrait également en élargir la portée, car le programme ciblé ne se destine présentement qu’aux collectivités manifestement victimes de crimes haineux.

Avec ces fonds fédéraux, les festivals et événements canadiens pourraient éponger une partie des coûts occasionnés par la mise en place de détecteurs de métal et de caméras de surveillance, a illustré Martin Roy.

Sans compter que de nouvelles installations s’avèrent souvent nécessaires, a-t-il soulevé. « Depuis quelques années, on parle beaucoup des attaques aux camions béliers. Ça nous a obligés à mettre des blocs de béton dans certaines entrées. »

Il évoque aussi les nombreux drones que les organisateurs du Festival d’été de Québec ont aperçus en juillet dernier, survolant les festivaliers et menaçant de s’écraser dans la foule.

Martin Roy maintient que le récent resserrement des mesures de sécurité ne relève pas de l’exagération.

« Les organisateurs évaluent les risques de concert avec les autorités locales. Les policiers, les pompiers et d’autres, ce sont des spécialistes », a-t-il souligné.

Selon un sondage commandé auprès de la firme Léger, près de trois Canadiens sur quatre se disent en faveur d’un tel soutien financier fédéral.

Une proportion de 80 % des répondants ont d’ailleurs déclaré se sentir « très » ou « assez » en sécurité dans les événements au pays.

Le sondage a été réalisé en ligne du 3 au 6 août, auprès d’un échantillon de 1527 Canadiens adultes. L’ex-organisme professionnel de l’industrie des sondages, l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing, jugeait impossible d’attribuer une marge d’erreur à un sondage réalisé en ligne puisque la méthode d’échantillonnage est non probabiliste.