450 employés de Loto-Québec entameront une grève de 4 jours jeudi matin

Le 18 juin dernier, les syndiqués de Loto-Québec ont adopté à 99,4 % un mandat de grève de 20 jours qu’ils entendent utiliser de façon stratégique.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le 18 juin dernier, les syndiqués de Loto-Québec ont adopté à 99,4 % un mandat de grève de 20 jours qu’ils entendent utiliser de façon stratégique.

Quelque 450 syndiqués de Loto-Québec déclencheront une grève de quatre jours jeudi, à minuit, afin de protester contre le contenu des offres contractuelles de la direction de la société d’État.

Ces membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) annoncent mercredi que leur débrayage durera jusqu’au 20 août à 7 h 00. Ils ont fait la grève du 20 au 23 juillet.

Ils manifesteront jeudi, de 10 h à 12 h, face au siège social de Loto-Québec situé sur la rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

Le SPGQ juge que les offres patronales sont inacceptables car elles supposent l’abandon de la sécurité d’emploi, de la rémunération incitative et de deux jours de maladie, sans oublier la liquidation de la banque de jours de maladie à 70 pour cent de ses coûts.

Dans un communiqué, David Bernans, 4e vice-président du SPGQ, affirme que l’employeur fait un profit d’environ 1,5 milliard de dollars et que le salaire du président de Loto-Québec a augmenté de 21 % entre 2011 et 2016.

Le 18 juin dernier, les syndiqués de Loto-Québec ont adopté à 99,4 % un mandat de grève de 20 jours qu’ils entendent utiliser de façon stratégique.