L’homme arrêté lundi sur la colline du Parlement ne sera pas accusé

Des agents du Service de protection parlementaire ont arrêté M. Mooney sur la Colline, lundi, lors de la très populaire cérémonie de la relève de la garde.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Des agents du Service de protection parlementaire ont arrêté M. Mooney sur la Colline, lundi, lors de la très populaire cérémonie de la relève de la garde.

L’homme arrêté lundi sur la colline du Parlement, à Ottawa, a comparu mardi pour des accusations liées à un autre incident survenu dimanche.

À l’issue d’une comparution brève mais chaotique, le juge a ordonné à Jesse Mooney, âgé de 24 ans, de subir une évaluation psychiatrique. Pendant sa comparution par visioconférence, l’accusé a vociféré notamment contre le gouvernement et exigé que son avocat soit congédié.

M. Mooney faisait déjà face à quatre chefs d’accusation découlant d’une altercation présumée, dimanche — la veille, donc, de son arrestation sur la colline du Parlement. Selon la police, il aurait frappé un piéton avec un couteau, en fin de semaine, sur une promenade piétonnière de la capitale, à la suite d’une dispute verbale.

Des agents du Service de protection parlementaire ont arrêté M. Mooney sur la Colline, lundi, lors de la très populaire cérémonie de la relève de la garde. Les autorités soutiennent qu’un petit couteau de poche a été retrouvé à proximité du suspect après son arrestation, mais on ne sait pas encore si ce couteau appartenait à M. Mooney.

Le suspect, qui était alors recherché pour l’incident présumé de dimanche, a été confié à la police d’Ottawa qui, pour les événements de la fin de semaine, l’a accusé d’agression armée, de possession d’arme, d’agression causant des lésions corporelles et de manquement aux conditions de sa probation.

La police d’Ottawa a par la suite déclaré que pour l’incident de la Colline, M. Mooney ferait face à deux accusations. Le corps policier municipal a toutefois indiqué mardi après-midi qu’il n’avait plus l’intention de déposer ces accusations de voies de fait et de manquement aux conditions de sa probation.

Il malmène le juge

Lors de l’audience de mardi matin, en Cour de l’Ontario, M. Mooney a interrompu sans arrêt le juge en disant qu’il ne voulait pas que son avocat le représente, qu’il n’avait pas besoin d’aide psychiatrique, qu’il voulait atteindre un poids santé afin de poursuivre sa vie, et que le gouvernement le harcelait au sujet de son sang.

« Tout ce que je veux, c’est de parler à un médecin pour lui expliquer ma situation », a déclaré M. Mooney. Le juge Matthew Webber lui a demandé d’arrêter de l’interrompre, sans succès, et les deux hommes ont commencé à parler en même temps. « S’il vous plaît, levez-vous, devant moi ! », a hurlé l’accusé au juge, par le biais du lien vidéo.

M. Mooney devra être conduit au palais de justice d’Ottawa mercredi pour rencontrer un psychiatre de la cour, qui évaluera son état.

Jonathan Boss, l’avocat qui a représenté M. Mooney lors de cette audience, a déclaré plus tard aux journalistes que son client pourrait effectivement présenter des problèmes de santé mentale. « Nous entretenons de forts soupçons », a déclaré Me Boss. « Je ne peux pas vous dire si un diagnostic a déjà été posé […] mais nous croyons qu’il serait préférable pour lui de rencontrer un médecin. »