L’UPAC procède à trois arrestations pour corruption touchant le ministère de la Justice

Selon l’UPAC, la preuve recueillie tend à démontrer qu’entre 2000 et 2014, des fonctionnaires ont reçu des sommes d’argent afin de favoriser une entreprise lors d’octrois de contrats informatiques au ministère.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Selon l’UPAC, la preuve recueillie tend à démontrer qu’entre 2000 et 2014, des fonctionnaires ont reçu des sommes d’argent afin de favoriser une entreprise lors d’octrois de contrats informatiques au ministère.

Trois individus, dont deux anciens fonctionnaires du ministère de la Justice du Québec (MJQ), ont été arrêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) jeudi dans le cadre d’une enquête de corruption portant sur des contrats informatiques.
 

Il s’agit de Christian Tessier et Normand Laberge, tous deux anciens directeurs des Services à la clientèle et technologiques au MJQ, respectivement jusqu’en 2014 et jusqu’en 2007, et de Sylvain Tremblay, administrateur d'une firme fournissant des services informatiques.
 

Selon l’UPAC, la preuve recueillie tend à démontrer qu’entre 2000 et 2014, des fonctionnaires ont reçu des sommes d’argent afin de favoriser la firme lors d’octrois de contrats informatiques au ministère.
 

Les trois hommes font face à des accusations de fraude, de fraude envers le gouvernement et d’abus de confiance.
 

Âgé de 73 ans, Normand Laberge fait face à huit chefs d’accusations pour fraude dépassant 5000$, abus de confiance par un fonctionnaire public et fraude envers le gouvernement.

Deux chefs sont portés contre Christian Tessier, 57 ans, soit abus de confiance et fraude envers le gouvernement, précise leur mandat d’arrestation.
 

M. Tessier et M. Tremblay ont été arrêtés chacun à leur domicile par 11 agents de l'UPAC jeudi matin. Normand Laberge s’est pour sa part rendu au palais de justice de Montréal pour une comparution.
 

La ministre de la Justice Stéphanie Vallée a été informée de la situation jeudi, a indiqué au Devoir son attachée de presse, Isabelle Marier St-Onge. « Le MJQ a pleinement collaboré et continuera de le faire pour la réalisation de l’enquête », a-t-elle déclaré.
 

L’enquête a débuté en 2014, à la suite de dénonciations citoyennes, précise l’UPAC.