Évacuations aéromédicales: les enfants peuvent désormais être accompagnés

En janvier, les évacuations d’enfants à bord de l’avion-hôpital Challenger en solitaire, surtout en partance du Nunavik, avaient causé tout un battage médiatique qui avait amené le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à promettre de remédier à la situation.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne En janvier, les évacuations d’enfants à bord de l’avion-hôpital Challenger en solitaire, surtout en partance du Nunavik, avaient causé tout un battage médiatique qui avait amené le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à promettre de remédier à la situation.

Après des mois de controverse, les enfants des régions éloignées, notamment du Grand Nord, nécessitant des soins de santé urgents peuvent finalement être accompagnés d’un parent ou d’un tuteur à bord d’avions-ambulance.

Depuis plusieurs années, les enfants nécessitant une évacuation aérienne par avion Challenger pour des raisons médicales ne pouvaient pas être accompagnés. Le ministère de la Santé évoquait des raisons de sécurité pour justifier cette pratique.

Les 14 communautés inuites du Nunavik ne sont accessibles que par voie aérienne. Ainsi, les évacuations par avion sont le seul moyen d’offrir des soins urgents aux patients.

La Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik s’est réjouie de cette annonce vendredi. « C’est une excellente nouvelle pour les communautés, ainsi que pour le bien-être des enfants du Nunavik », a déclaré sa directrice générale, Minnie Grey.

« La campagne #TiensMaMan a — enfin ! — obtenu son objectif », s’est pour sa part réjoui l’urgentiste pédiatrique Samir Shaheen-Hussain, qui avait vivement dénoncé cette pratique.

Cette annonce survient une semaine après une controverse entourant des propos jugés racistes par la communauté autochtone qu’a tenus le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

« Je peux vous garantir qu’il y aura au moins un cas dans les six prochains mois où quelqu’un ne sera pas admis dans l’avion. Pourquoi ? Parce que quiconque est agité, drogué ou sous l’influence de quoi que ce soit ne sera pas autorisé à monter à bord, sous aucun prétexte, ça n’arrivera pas. Et ça arrive tout le temps », avait affirmé le ministre dans un enregistrement audio obtenu par Le Devoir et CBC.

Le gouvernement avait annoncé des changements à cette pratique en février dernier. Or, trois mois plus tard, Le Devoir rapportait que des enfants malades continuaient d’être évacués en avion du Nunavik.